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21 décembre 2010 @ 15:58
Aberrant.  
Je repasse encore de temps en temps du côté de chez Eolas.

Et il a écrit une connerie :
« Nous passerons sur l’absurdité de vouloir dire qu’un site internet est quelque part dans le monde. Le prix Busiris s’intéresse aux aberrations juridiques, pas informatiques. »

En cette ère nouvelle, on a l'illusion que l'information s'est dématérialisée. C'est rigoureusement faux. Ce qui se passe, c'est que l'information est désormais indépendante du substrat. On peut utiliser le même support pour stocker texte, images, films... On peut reproduire l'information à une grande vitesse et un très grand nombre de fois (non, pas instantanément, ni à l'infini).

Mais il n'en reste pas moins qu'il subsiste un support physique.
Que ce support physique possède effectivement une localisation.
Et que dire que tel site est dans tel ou tel pays, ça n'a rien d'absurde.

Livejournal est hébergé aux États-Unis, si jamais je me mêlais de poster des trucs légaux en France mais pas dans l'état où les serveurs de Livejournal sont situés, j'aurais potentiellement des problèmes, et la loi américaine prévaudrait.

Éric Besson, quelle que soit l'absurdité de ses déclarations sur le plan juridique, a apparemment mieux compris ce fait qu'Éolas (peut-être que ses conseillers lui ont soufflé, mais qui peut se targuer de n'avoir pas besoin d'explications dans quelque domaine que ce soit ?).

J'ai vérifié dans les commentaires, personne n'a encore fait cette remarque. J'ai vu des gens abonder dans le sens d'Éolas en expliquant que, je cite « de plus en plus de sites web s’appuient sur des grappes de serveurs disséminés sur la planète, en général pour optimiser la bande passante. »

C'est complètement idiot. Dire qu'il est absurde de parler de la localisation physique d'un site web, ça sous-entend que ce dernier ne possède aucune localisation, pas qu'il en possède plusieurs.

De même, si j'achète deux exemplaires d'un livre, que j'en met un à la cave et l'autre dans ma bagnole, personne ne se mettrait à dire que le livre n'est nulle part : Il existe en plusieurs exemplaire dont chacun peut être précisément localisé.

J'aimerais bien voir la gueule de monsieur « aberrations informatiques » si on saisissait les serveurs de Typhon (pas moi, son hébergeur).

Qu'il laisse la politique et l'informatique à ceux qui y comprennent quelque chose.

Typhon