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Typhon Baal Hammon
07 juin 2018 @ 19:57
Ce blog a dix ans.

Objet de Hoag, Galaxie en anneau bleu autour d'un centre galactique jaune


Je m'en suis beaucoup servi pour y poster toutes les conneries qui me passaient par la tête. Mais depuis cinq ans, j'ai fini par le laisser tomber plus ou moins pour passer tout mon temps sur Twitter qui remplit mieux cet usage.

Beaucoup de choses ont changé en dix ans, dans le monde et en moi. Il y a beaucoup de bêtises que j'ai pu dire ici ou ailleurs et qu'à présent je regrette d'avoir dit.

Et en même temps peut-être qu'il était nécessaire que je les disse.

Une citation populaire et d'attribution douteuse prétend que nous avons en nous 10 000 dessins mauvais et que plus vite on les fait sortir de nous, plus vite on devient un bon dessinateur.

Sans doute que c'est optimiste mais en tout cas je ne regrette pas d'avoir réussi à externaliser un certain nombre de choses durant ces dix années, bonnes et mauvaises.

Je ne dirais pas que je suis guéri de mon introversion maladive ou de mon pessimisme mais je pense que j'ai fait quand même quelques progrès. Je ne dirais pas que je suis guéri de mes alternances entre mégalomanie et doute total en moi-même mais je pense que j'ai assez progressé intellectuellement et émotionnellement.

Écrire et lire sur internet m'a apporté beaucoup de choses et je ne sais pas ce que je serai devenu sans.

J'espère pouvoir continuer encore longtemps et, malgré ma tendance perpétuelle à la dispersion, j'espère bien réveiller un peu ce blog de sa torpeur et me botter les fesses pour écrire plus que 280 caractères à la fois.
 
 
Typhon Baal Hammon
En plus de passer ma vie sur Twitter, je suis aussi présent sur le site de questions-réponses Curiouscat, qui a une limite de caractère beaucoup plus longue, mais néanmoins plus courte que celle de Livejournal, donc je poste ici une réponse qui est trop longue pour là-bas à cette question envoyée anonymement :




« un méchant toi ? ça fait plutôt du bien d'entendre des critiques négatives de choses que normalement tout le monde encense de façon consensuelle ou cite comme une référence de la "culture geek".
D'ailleurs c'est quoi réellement cette "culture geek" ? c'est pas devenu une mode ?
»
(Question originellement postée ici)




Ma réponseRéduire )





Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
29 mars 2018 @ 02:14
Ceci n'est pas vraiment un nouveau billet. Il se trouve que Storify, un site utilisé pour rassembler des tweets et des documents multimédia (et tout plein d'autre trucs) est en train de cesser ses opérations, je vais donc reposter ici les quelques trucs que j'avais postés là-bas.

Et tout d'abord un live-tweet d'une pseudo-adaptation de l'île Mystérieuse qui est un terrible nanar, et ce malgré la présence de Kyle "Agent Cooper" McLachlan et celle de Patrick "Captain Picard" Stewart.

Cliquez pour lireRéduire )



Voilà. Je vais poster les autres dans les jours qui viennent.

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
28 mars 2018 @ 04:22
capture de l'écran-titre du film The Little Girl who lives down the Lane


Déplier Réduire )



Et oui, c'est mon premier billet depuis six mois. Je vais essayer de re-poster un peu plus mais je ne promets rien.

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
Les mathématiques peuvent facilement donner l'impression d'une construction formelle monolithique, intemporelle et un peu éthérée.

Il est assez facile d'arguer que tout ce qui paraît culturel dans les mathématiques n'est qu'un vernis superficiel tout à fait arbitraire, qu'on pourrait remplacer sans changer substantiellement les idées profondes qui existent derrière. Typiquement, l'utilisation de la lettre grecque π pour exprimer le rapport entre diamètre et circonférence d'un cercle est manifestement une convention tout à fait arbitraire et n'importe quel autre symbole pourrait aussi bien faire l'affaire. Du reste, certains ont proposé d'utiliser le rapport entre rayon et circonférence à la place τ = 2π.
Pour autant, à côté de ce vernis culturel, il y a, je pense, une autre problématique, plus subtile, qui laisse à penser que les mathématiques, en admettant qu'elles sont découvertes et non construites, sont découvertes selon des lignes culturelles.
Si on y réfléchit un peu, il n'y a pas de raison pour laquelle la théorie des langages formels n'aurait pas pu être dévelopée dès le XVIIIe siècle, voire avant. Il se trouve qu'en Inde, Ve siècle av. J.-C., le grammairien Pāṇini employait déjà des constructions formelles comparables aux grammaires non-contextuelles.
Pour autant, la théorie des langages formels moderne n'a été véritablement développée qu'après l'invention de l'ordinateur, et ce n'est pas une coïncidence mais bien plutôt en grande partie parce que faire de la manipulation symbolique à grande échelle la rendait tout à la fois possible et nécessaire.
Du reste, puisque je parle de l'ordinateur, on peut s'arrêter un moment sur les modèles de calcul théoriques qui ont précédé l'arrivée de l'ordinateur, ce qui sont incarnés physiquement par les ordinateurs actuels, et ceux qui sont effectivement utilisés par les programmeurs pour exprimer des algorithmes :













Le fait est que ces modèles, bien qu'équivalents dans un sens assez profond, ne sont manifestement pas la même chose et portent la marque de leur intérêt principal pour leur inventeur.

Globalement, il est facile d'arguer que l'histoire des mathématiques est souvent une histoire de leur utilisation pratique, par exemple, que les fonctions trigonométriques ont la forme qu'elles ont à cause des besoins des astronomes et des navigateurs :





Si les mathématiques sont découvertes et non construites, force est de constater que les parties des mathématiques qui sont découvertes par l'humanité sont déterminées par des éléments très concrets en général ; il me semble assez probable que pas mal de théories mathématiques apparemment très abstraites ne pouvaient apparaître que dans des sociétés ayant un fort degré de sophistication matérielle. Je pense en particulier à la question de l'axiomatisation et des bases logiques des maths qui n'a pas l'air d'avoir beaucoup bougé entre Euclide et le moment du XIXe siècle où on a fini par prouver que le cinquième axiome d'Euclide ne pouvait pas être déduit des quatre autres.

Et si on revient au tout début des mathématiques, du moins dans le monde occidental, il est assez clair que les tout premiers mathématiciens faisaient de l'arithmétique pour la comptabilité, de la géométrie pour le cadastre, pour délimiter des champs.

Il me semble vraisemblable que le théorème de Pythagore a acquis et gardé son importance culturelle en grande partie à cause de ce besoin primordial.

Et du coup, on peut se demander si une culture différente, vivant sur d'autres bases, voire une espèce différente vivant dans un milieu différent, serait vraiment amenée à faire les mêmes mathématiques que nous. Prenons une espèce évoluant dans un milieu liquide, comme les poulpes dans l'océan : est-il raisonnable de présupposer qu'ils auraient besoin de mesurer les côtés des champs et de développer des théorèmes en conséquence ?

Il me paraît assez difficile d'imaginer une intelligence qui n'aurait pas la même conception des nombres naturels mais c'est peut-être un échec de ma propre imagination.

Et ça m'amène à la question de savoir comment on ordonne les concepts en mathématique et jusqu'à quel point ils sont intrinsèquement ordonnés les uns par rapport aux autres. On est habitués à envisager l'apprentissage des mathématiques dans un certain ordre imposé par la scolarité mais il est arbitraire dans une large mesure. On pourrait vraisemblablement enseigner les bases de l'arithmétique modulaire (Terminale S spécialité maths) à la place du théorème de Thalès (programme de quatrième), sans que ce ne soit nécessairement plus difficile à suivre pour les élèves.

Alors nos hypothétiques extra-terrestres inventant les mathématiques dans un milieu complètement différent du nôtre, quels seraient leurs passages obligés ? Y a-t-il des points de départ nécessaire aux mathématiques ? Y a-t-il des recouvrement nécessaires ? Est-il pensable que des concepts qui nous paraissent ultra-complexes et abstraits soient l'enfance de l'art pour eux et réciproquement ?

En tout cas, à mon avis, il n'y a aucune raison de penser que le théorème de Pythagore ou le nombre π auraient pour eux la moindre importance et le caractère "universel" des maths est tout de même à relativiser.
 
 
 
Typhon Baal Hammon
30 mai 2017 @ 00:03
Charles MJK m'a envoyé le sujet d'Ogma LXIX, oyez braves jantes :

Thème : Écrivez une histoire où, de quelle façon que ce soit, narrateur et personnage(s) entrent en conflit
Contraintes : L'histoire doit débuter dans un cadre romanesque classique et avoir une chute




Voilà vous avez grosso merdo jusqu'au 20 juin sauf que vu mon emploi du temps du mois prochain ça risque de durer un peu plus longtemps

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
Après ce long scrutin, je déclare Charles MJK vainqueur de Tétynons Ogma LXVIII et j'attends son sujet pour TO LXIX.

Merci à tout les participants et félicitations à lui !

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
24 mai 2017 @ 00:28
Et il y aura donc eu trois quatre participations pour cette édition et comme c'est la numéro 68 et qu'on est en mai, j'espère que vous jouirez sans entraves en les lisant (ou alors que vous interdirez d'interdire, chasserez le flic qui est dans votre tête, et lancerez une lutte prolongée, c'est à vous de voir).






Voilà, j'espère que j'ai oublié personne d'autre, vous avez jusqu'à vendredi soir pour voter, à vous les studio.
 
 
Typhon Baal Hammon
J'ai reçu par email cette contribution il y a quelque jours, mais je ne l'avais pas encore publiée, voilà qui est fait.




De hautes montagnes, au loin, se découpent nettement sur le ciel vide ; les angles se chevauchent, les lignes de crêtes se fendent en cascades de rochers, les piques étincelants, rivalisant d’orgueil, se jettent vers les hauteurs comme pour mieux faire briller leurs neiges éternelles. Mais l’orage n’est pas loin ; déjà, du creux des cols, promesse redoutable des jours froids à venir, s’échappe un vent brumeux qui engouffre en colonne sur les routes des vallées les derniers montagnards, poussant, dans son élan, son souffle jusqu’aux forêts, jusqu’aux villes plus bas, et jusqu’aux palles de tissu d’un petit moulin de plaine. Le moulin, comme pour un phare côtier, forme l’unique tour d’une chaumière sans âge : un toit de tuiles vieillies, à moitié recouvert d’une mousse humide, des fenêtres rondes, des murs habillés de lierres, des poutres, des pierres fatiguées, une large porte de bois et le confort d’un âtre. On y attend l’orage dans une lenteur sereine. Il est loin encore. Oh, la vie y est douce sans doute, un grand arbre et un puits, un peu d’ombre, un bel endroit pour mourir en été. Là-bas le froid, la peur, le silence des cimes échevelées de neige, et le vent en tempête – il n’est que brise ici, il n’est que vaguelettes des remous du grand large.
Devant la maison, une route pavée martèle la terre, tendue vers le nord comme une invitation au voyage ; le porche de la maison, d’ailleurs, ne nous regarde déjà plus. Immobile un instant, sur la voie bien tracée, à son tour, le voyageur regarde. Les châteaux dans le ciel, les montagnes au loin, les forêts enneigées, les grands espaces ouverts et la terre habitable, mouillée d’automne mais brillante, encore, de soleil, et secouée au vent dans sa solitude ; la chaumière reste – il s’en va.





Je rappelle qu'il y a encore jusqu'au 22 mai pour participer à l'édition courante.
À bon entendeur, salut !

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
Le vote pour Tétynons Ogma LXVII s'est achevé hier soir sur la victoire de Yann. Félicitations à lui et merci à tout les participants.
Il m'a communiqué le sujet suivant pour Tétynons Ogma LXVIII :

Thème :Description d'un tableau (réel ou imaginaire, nommé ou non).
Contrainte : le texte ne doit pas comporter le moindre nom de couleur ou de teinte.




Vous avez jusqu'au 22 mai pour participer.

Typhon