Vous lisez baal_ammon

 
 
14 septembre 2011 @ 19:25
Les états d'âme de Jordan McLaren  
Jordan McLaren lisait tranquillement son journal chez lui. Que des mauvaises nouvelles. Dans sa jeunesse à jamais enfuie, Jordan McLaren avait vendu des journaux. À l'époque, les journaux étaient respectables. Aujourd'hui, les chiens écrasés prenaient les trois quarts de la fraction du journal qui n'était pas de la pub. Le reste était généralement des mensonges racoleurs. Jordan McLaren ne lisait plus rien en entier, sauf les petites annonces et la rubrique nécrologique. C'était de loin la part la plus divertissante du journal, et la plus instructive.
Jordan McLaren soupira. Dans le monde froid et indifférent dans lequel il vivait, l'expression "oeil du public" n'avait guère de sens qu'agaçant. Jordan McLaren avait côtoyé des journalistes, durant ses enquêtes les plus rocambolesques. Quelques un étaient des types bien et capables, parfois devenu des amis. Mais dans l'ensemble, c'était une profession avide de sang et de tapage, qui se souciait comme d'une guigne de la vérité.

Jordan McLaren repensait à un cas qui avait eu lieu une trentaine d'années plus tôt. Une fille poignardée au sommet d'un immeuble. Jordan McLaren se rappelait que c'était un des cas les plus sanglant qu'il ait connu jusqu'alors, et ce ne serait pas le dernier.
C'était un immeuble ancien, avec beaucoup de caractère. Un bâtiment avec une réputation assez bizarre, depuis qu'un vieux concierge avait été retrouvé mort à l'entrée de son bureau sans aucune raison, et qui abritait une banque. La fille était une espèce de paumée mi-junkie mi-pute, qui faisait chanter un des employés. Il lui avait donné rendez-vous sur le toit et l'avait arrangée à coup de couteau dans une espèce de frénésie meurtrière.

Jordan McLaren était arrivé avec son supérieur de l'époque. Il y avait une véritable mare de sang, qui coulait dans les gouttières avec la pluie. McLaren regardait le visage de la morte sous l'orage.

C'était un de ces moment qui vous font toucher du doigt l'atrocité sordide de la réalité. Jordan McLaren avança jusqu'au bord du toit, tandis que vrombissait le vent. L'immeuble était sacrément haut.

Jordan McLaren reposa son verre de whisky. Ça ne faisait jamais de bien de trop penser au passé.
Maintenant il était temps de dîner. Jordan McLaren se dirigea vers la cuisine et alluma la lumière.
Il y avait une fuite de gaz.




Typhon
 
 
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(anonyme) on le 14 septembre 2011 20:42 (UTC)
Hééé oui, la gazinière, de temps en temps, faut changer le tuyau de caoutchouc.

Le Créateur Fou, périodicité.
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