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baal_hammon

Sur les plages de Berg op Zoom


Sur les plages de Berg op Zoom
Une étrange menace pèse
Les moules n'ont pas peur des hommes.
Pauvre ville néerlandaise,
leurs brillantes coquilles en chrome
t'engloutiront tout à leur aise.

Elle dévoreront tout les mômes,
Elle s'attaqueront même aux pommes
aux raisins, aux framboises, aux fraises.
Ho, craignez les moules hollandaises !


Typhon
 
 
baal_hammon
08 février 2010 @ 13:37
La quinzième session de Tétynons Ogma est close.

Ont participé :





On versera une larme sur la participation de Sven qui ne respectait pas les contraintes du sujet.

Bon, ben, heu...

Je vote Celim, d'une part parce que c'est sa première participation et qu'il faut l'encourager, et surtout parce que son texte est bien. Mention spéciale à Athreeren, qui m'a épaté avec le coup de la super-fourmi.

À suivre, un post sur David Lynch.( les promesses n'engagent que ceux qui y croient )

Typhon
 
 
baal_hammon
... mais pas celle de Maurice, parce que c'est un taliban.


Après des mois minutes d'efforts à travers la jungle fuligineuse et méphitique d'un arrondissement de Paris que je ne nommerais pas mais qui est néanmoins le meilleur de tout les arrondissements de Paris,
j'arrivais enfin à ma terre promise : le temple de la Déesse Immortelle et Callipyge.

Après quelques propos divers et variés que ma mémoire ne me permet pas de retranscrire dans les détails, nous entreprîmes de jouer à un jeu dénommé zombies. Ma victoire surprise après une partie passée à ne rien foutre n'aurait du surprendre personne, je suis celui qui ressemble le plus à un zombi. Et de toute façon, ce jeu est absure, puisque les zombis se comportent en combattant loyaux, et refusent d'attaquer les joueurs en nombre, plutôt que le combat en un contre un. Sinon, BtK fait bien les gâteaux au chocolat.

Athreeren était arrivé en cours de route.

Nous jouâmes à Wanted, deux parties exceptionnelles, puisque la dynamite les dynamisa deux fois. BtK et moi firent preuve d'une agressivité sadique gratuite, moi aux dépends d'Athreeren, et elle aux dépends de Sbeu. Ce dernier s'éclipsa entre les deux parties. BtK est véritablement sadique, l'idée qu'un homme meure en se vidant de son sang après qu'on lui ait coupé les mains la fait convulser de rire.

Je n'insisterai pas sur le dernier jeu, c'était trop compliqué pour moi.

Après quoi, la faim tiraillant nos estomac, le débat entre le parti des paresseux qui voulaient commander des trucs et celui des gens de goûts qui pensaient qu'avec tant de bons restaurants dans le secteur, on ne pouvait pas ne pas y aller fut résolu démocratiquement, comme quoi, la démocratie, c'est de la merde.

Blaireaufail s'est payé quelques beaux fails bien gras. Mon préféré, c'est le moment où, alors que je les exhortais un n-ième fois, lui, BtK, et Arthur Rainbow à participer à TO, il a sorti comme idée de participation un superhéros insecte, genre, une fourmi avec des superpouvoirs. Même si ce n'est pas son plus gros fail, et qu'il est tout à fait permis de soumettre deux participation ressemblantes, ça m'a quand même bien fait rire. Aussi, sans ses lunettes, il terrifie Wlad.

BtK est beaucoup sollicitée par voie de téléphone portable. Comme quoi, le fait d'avoir une vie sociale ou non n'est pas conditionné par Internet. D'ailleurs, j'étais déjà asocial avant d'avoir internet. Par ailleurs, elle vit dans un appartement spacieux, très bien situé. J'en bave de jalousie.

Le prénom d'Athreeren est un secret jalousement gardé. En revanche, j'avais déduit la ville où il habitais depuis longtemps avant qu'il nous le dise. Outre le fait qu'il ait l'air d'un tueur quand on le prend en photo, il articule à moitié ses phrases.

Je ne ressemble pas à George Clooney, malgré mon magnifique costume.

Typhon
 
 
baal_hammon
07 février 2010 @ 14:08
"Peu euphonique" est une locution autodescriptive.

Typhon
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baal_hammon
05 février 2010 @ 18:33
Sur 32 onglets actuellement,

9 concernent la musique que j'écoute, 10 sont sur les blogs des compagnons. Un est sur facebook, l'autre sur Ultimex, un sur le viol de Lucrèce (Shakespeare), et un sur les essais de George Orwell.

J'ai aussi mon client mail ouvert. Il faut que je vire toutes les icônes qui encombrent mon bureau. Et il y a un nouveau chapître d'In The Desert en cours de rédaction laborieuse.

C'était le bulletin inutile de ma vacuité quotidienne, en direct de devant mon portable.

Typhon
 
 
baal_hammon
04 février 2010 @ 23:38

I


Ils allaient la violer. Acculée dans une impasse, elle les voyait s'approcher. Leurs intentions étaient claires.

Soudain, un homme étrange vếtu d'un bonnet phrygien, d'un masque blanc, d'une cape rouge, et d'un uniforme noir à deux rangs de boutons, dont le pantalon était marqué d'une bande rouge, apparut en volant derrière eux. Malgré les dénégations des deux rustres, il les foudroya du regard. Toujours flottant à 30 centimètres du sol, il tendit les bras devant lui, et une boule de feu jaillit de ses mains. Les ci-devants furent carbonisés.

Mais ce n'était pas ça qui intéressait l'homme au bonnet phrygien. Les deux guignols étaient des déserteurs. La conscription atteignait ces temps-ci des records d'impopularité, et il fallait toute la répression possible et imaginable pour la mettre en place. Pourtant, sans la grande armée, comment pouvait-on espérer libérer les peuples frères de l'antique esclavage ? Comment pourrait-on, qui pis est, défendre la patrie contre les invasions ?

Adressant une galante salutation à la petite, il vola haut, au dessus de la capitale.

Ah, Paris ! Il était l'un des rares à pouvoir l'admirer ainsi, et le seul qui pût se passer de montgolfière. Qu'elle était belle, cette capitale ! Entourée de son mur d'enceinte flambant neuf, elle avait belle allure. L'Arc de triomphe avait été repeint, et brillait dans le soleil de la matinée.

Le Citoyen Volant, comme on l'appelait, redescendit vers le Palais Impérial. Une construction témoignant de l'éclatant Génie de la Patrie, érigée au bout du Champ de Mars, face à la seine. Le champ de Mars avait lui-même bien changé depuis que, tout gamin, il avait assisté à la fête de l'être suprême. Il était devenu le jardin de l'empereur, mais on pouvait malgré tout s'y promener.

Le Français Volant atterrit dans le patio juste en face du cabinet de l'empereur et entra.

Napoléon lui jeta un regard acéré. Des généraux étaient là, aussi. Ils le regardaient, et parlaient entre eux. Napoléon se mit à crier après un laquais. Puis, il confia à Pharamond Verneuil, car tel était le nom de nôtre héros, ses instructions. Il fallait d'urgence aller sur le front. On l'envoyait à Orenbourg, où un Ataman cosaque avait concentré les débris de l'armée russe. Il fallait d'urgence mater cette résistance pour en faire un exemple. Ensuite, il reviendrait à Paris, pour préparer l'invasion de l'Angleterre.

Sept heures de vol plus tard, il était rendu.

II



Un garçon tout jeune, de dix-onze ans se promenait dans un square. Il jouait au milieu des débris de statue détruites par le vandalisme révolutionnaire. Soudain, une explosion. Du bruit. Plus de Bruit. Il tomba et s'écorcha le bras contre une statue. Son bras était passé sur la dent sculptée d'une femme dépoitraillée, sculptée en granit rose-rouge. La femme ouvrait grand la bouche, et une expression carnassière se peignait sur son visage. C'était Marianne Sanglante, comme les chouans l'avaient surnommé, quoi qu'on ignora tout de la statue. Pharamond se releva en pleurant. On était entre chien et loup, et la lumière rendait l'expression de la statue plus sardonique que jamais. Elle semblait même briller dans le noir. Plus aucun bruit. Silence total.

III



L'Europe était belle vue du ciel. Pharamond avait par le passé beaucoup aidé les sociétaires de l'académie impériale de géographie.

Il ne craignait pas le froid.

Par contre, il ignorait absolument où se trouvait Orenbourg. Voyons voyons... Là-bas, c'était l'Elbe ou la Vistule ? pffrrt...

Là ! Une grande ville ! Il fondit dessus. Repérant rapidement le batiment sur lequel flottait le drapeau de l'empire, il se dirigea dans cette direction. L'horloge de la préfecture de Spree-et-Havel marquait deux heures du matin. Le nom de la ville, Berlin, était inscrit en capitale sous l'horloge.

Pharamond sortit de son sac des instruments de triangulation et se mis à reporter sa position sur la carte. Il calcula la direction dans laquelle il devait aller.

Après un salut au drapeau français, Pharamond repartit dans la nuit. Il décida d'augmenter sa vitesse, pour arriver au matin.

IV



Orenbourg n'était plus très loin, mais Pharamond avait pour ordre de se rendre d'abord au commandement militaire de campagne, et il eut quelque difficultés à le retrouver, malgré les renseignements qu'on lui avait donné à Tsaritsine.
Finalement, il descendit sur la petite ville d'Ivanovka. Son arrivée fit sensation. Il fut reçu par le Maréchal Macdonald.

La tactique inventée par le maréchal était la suivante : Les troupes françaises faisant le siège d'Orenbourg, Pharamond devait forcer les Cosaques à sortir de la ville en les pilonnant depuis le ciel.

Pharamond se restaura. Il mit le bicorne qui lui permettait d'être vu de loin.

Ensuite, il vola au dessus des ligne françaises jusqu'au centre d'Orenbourg. Les cosaques lui tiraient dessus, mais il ne craignait pas les balles. Il réfléchit. Le coup le plus symbolique serait d'abattre le drapeau du Tsar d'une boule de feu bien placée.

Il se concentra, et fit bruler le drapeau. Puis, il chercha des yeux les hommes en armes. Un à un il les carbonisa. N'eut-il porté aucun masque que son visage eut exposé au monde une impassibilité totale. Il n'éprouvait pas d'émotions, semblait-il.

Finalement, il trouva le dépot de munition. Une explosion qu'il n'entendit pas retentit. Il n'entendait pas les hurlements, les cris, les craquements. Il était sourd.

V



Un enfant sourd, ce n'est pas facile à élever. Lui crier dessus ne sert à rien, le sermonner non plus. Mais les parents, Théophile et Adélaïde, avaient pourtant réussi à continuer de l'éduquer après l'incident. Le problème était que plus les choses allaient, plus Pharamond prenait des airs de petit monstre. Son visage devenait progressivement laid et repoussant. Son nez développait une courbe curieuse, ses lèvre disparaissaient presque, son menton s'était allongé avec l'âge. Ses cheveux avaient des reflets bleutés. Sa cicatrice au bras ne donnait pas l'impression de se résorber. Finalement, quand, à la puberté, il avait découvert qu'il pouvait lancer des boules de feu et subséquemment provoqué un incendie, ses deux parents y avaient trouvé la mort.

À moitié brulé lui-même, ce qui ne l'avait pas arrangé, il se retrouva finalement à la rue. N'ayant pas l'intention d'y rester, il s'engagea dans l'armée dès que l'occasion s'en présenta.

Là, sur le champ de bataille, il découvrit comment voler, et fit des merveilles.

VI



Napoléon réfléchissait à son invasion de l'Angleterre. Il bénissait l'existence de Pharamond, qui lui permettait de mettre en place des stratégies dont il n'aurait pas rêvé. Son role serait capital pendant l'invasion de l'angleterre, il lui faudrait détruire la flotte à grands coups de boules de feu.

Napoléon repensa avec un petit sourire à la reddition pitoyable de l'amiral Nelson. Quelle glorieuse année allait 1812 être !

VII



Pharamond, du haut de ses vingt-six ans, avait déjà à son actif autant de dégats que 10 régiments de la grande armée. Son masque impassible ne montrait aucune joie, aucun regret, aucune douleur, aucune pensée. Il était vide, comme une machine. Il agissait sans savoir pourquoi.

Sous ses pieds s'étendait Londres, endormie. Il enleva son Bicorne, et passa la main dans ses cheveux.

Du boulot en perspective.




Typhon
 
 
baal_hammon
03 février 2010 @ 22:59

– Hath not a Jew eyes ?
– Heck no, there's no i in Jew.



Typhon
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baal_hammon
02 février 2010 @ 21:06
Bon, bah, Celim a commencé le troll la discussion sur 1984, et balancé un lien, alors moi, je répond, et j'en fait un post, parce que, plus fort qu'Asp, je recycle mes vieilles merdes dès que je les chie.

Commençons en enculant les mouches.

1984 n'est pas de la science fiction. Farenheit 451 non plus. Brave New World probablement pas non plus.

On a tout a fait le droit de considérer que 1984 est chiant. On peut concevoir de le qualifier de « mauvais livre », quoi que cela puisse vouloir dire, et quelque portée que cela puisse avoir.

Par contre on ne peut pas le qualifier de « mauvaise science fiction », c'est comme dire que la neuvième symphonie de Beethoven est une mauvaise sculpture, ou que la Joconde a une mélodie hideuse.

1984 n'est pas un roman de science fiction, mais qu'est-ce que la science fiction ?

La science-fiction, à mon sens (et comme je suis un génie, j'ai très certainement raison), est un genre dont la caractéristique cardinale est la place donnée à la science.

On peut citer les romans de Jules Verne (bourrés de descriptions d'appareils, de paragraphe portant sur les connaissances chimique de l'époque) et ceux d'Herbert G. Wells, pionniers du genre, ceux d'Asimov (Fondation notamment repose entièrement sur le développement d'une forme de sociologie mathématiquement rigoureuse), et en quittant la littérature, le segment central de 2001 : odyssée de l'espace, est particulièrement rigoureux scientifiquement*.

1984 est tout au plus un roman d'anticipation dystopique, c'est à dire, anti-utopique, pessimiste. L'innovation technique y tient une place très mineure, même le newspeak y tiens une place relativement faible, malgré la présence de l'appendice.

Creusons un peu ce point : le monde décrit dans 1984 est un monde où le progrès scientifique est décrit comme impossible, et en dehors de quelques objets ayant un but narratif précis comme le telescreen, le monde décrit est assez semblable à celui que George Orwell a quitté définitivement en janvier 1950 (mort depuis 60 ans depuis le 21 janvier). En fait, c'est la dimension de 1984 qui semble échapper à la plupart de ses lecteurs, moi y compris, quand je l'ai lu pour la première fois, et en fait, jusqu'à ce que je me plonge dans la lecture des essais du bonhomme (dans mes liens, sur la gauche) : le roman ne décrit pas seulement une société totalitaire, il décrit aussi et surtout le Londre de la guerre et de l'après guerre. Le dénuement général, la pauvreté, les tickets de rationnement, les missiles qui tombent à intervalles réguliers, tout ceci n'était pas tant le futur que le présent pour George Orwell.

Par conséquent dire :

"Ce ne sont rien, finalement, que deux dissertations un peu maladroites, un peu longues et un peu chiantes, qui ne servent qu’à dénoncer ce qui n’existe pas."

C'est montrer qu'on a rien compris au livre. 1984 est un roman qui possède de multiples facettes, mais son thème le plus apparent est la dénonciation d'un totalitarisme très concret, très existant, pas d'une abstraction. Ensuite, il y a la dénonciation de la malhonnêteté intellectuelle, du deux poids deux mesures appliqué de la manière la plus pavlovienne qui soit par les staliniens qu'Orwell a croisé à plusieurs reprise et qui sont les artisans du totalitarisme précédemment cité.

Prenons le newspeak : il représente essentiellement l'aboutissement du jargon politiquement correct, des litanies sans cesse reprise, des formulations toutes faites des propagandistes et des pamphlétaires hystériques, fanatiques, et hypocrites. Le fait est que le newspeak est quelque chose de purement symbolique, qui n'existe effectivement pas par lui même. Toutefois, il sert à dénoncer toutes sortes de perversions du langage encore à l'oeuvre dans la société actuelle, et surtout, il sert encore la dénonciation de la malhonnêteté intellectuelle.

Orwell a dénoncé à plusieurs reprises le fait que les journaux anglais semblaient considérer un acte comme infâme ou justifié et digne d'éloge uniquement en fonction de son auteur, et pas en fonction de critères moraux impartiaux, et c'est reflété dans les mots novlangues comme blackwhite qui ont exactement le même sens appliqués soit à un adversaire, soit à un allié, mais qui sont censés dénoter respectivement la haine et le mépris ou l'admiration et l'approbation.

D'une manière générale, tout ce qu'Orwell a dénoncé, combattu, au cours de sa vie s'est retrouvé dans 1984. 1984 est une synthèse des idées d'Orwell, l'aboutissement de la plupart des textes qu'il a écrit entre 1939 et 1948.

Un autre aspect du roman que j'évoquais tantôt, c'est le témoignage d'un londonien qui a vécu le blitz, les bombardements au V1 et V2, le rationnement. C'est Londre détruit par la guerre, gris, appauvri...

Pour le reste de la critique, me voila embêté. Déjà que je me suis englué dans des marécages boueux, là, je vais m'enliser de plus en plus dans ma propre subjectivité. Dire des personnages de 1984 qu'ils sont ternes, que le style d'Orwell est laid, dénué d'inventivité, qu'il n'est pas un objet d'art, ni de la littérature, ce sont des critiques qui ont peu de portée.

Je dirais qu'Orwell a un certain sens de l'intensité dramatique, qu'il a un sens de l'humour acide qui apparait à quelques reprises dans le roman, que les personnages sont bien décrits...

Mais qu'importe, ça manque tout autant de portée.

Ah si, quand même, j'ai pas tout dit.

« 1984 est un banal roman, dont seul l’arrière plan fait le charme. Les personnages sont ternes, les retournements de situations attendus, la fin prévisible. »

Ça aussi, c'est de la mauvaise foi. Un des thèmes de 1984, c'est l'inéluctabilité de ce qui attend le protagoniste, qui est conscient de la manière dont tout finira, le dit à plusieurs reprise, du moment où il commence son journal à juste avant de se faire arrêter. La fin est prévisible parce qu'annoncée à plusieurs reprises par l'antagoniste O'Brien.

Bon ben voila, c'est tout. J'arrête avant de basculer définitivement dans le « j'aime, j'aime pas » qui suinte déjà un peu de mon texte (par opposition à celui que je critique, qui s'y complait un peu).

J'ai tenté de répondre sur les points factuels, de façon concise, et je suis loin d'avoir épuisé toutes les manières d'aborder le texte. Je conseille aussi la lecture des essai d'Orwell, qui sont intéressants en eux, et permettent par ailleurs de comprendre un peu mieux 1984.

Maintenant, avant de terminer, je reviens un instant sur Farenheit 451. Ce roman, d'après moi, exprime surtout l'opinion anti-technologique de Bradbury, dont toute l'oeuvre montre assez sous quel oeil il voit le progrès technique. D'ailleurs il a revendiqué lui-même ne pas écrire de romans de science-fiction, puisque contrairement à Orwell, devenu mort et célèbre simultanément, Bradbury est toujours vivant, et a eu amplement le temps de disserter sur le sujet.


Ah et puis encore une fois, le succès arrive à une oeuvre, ce n'est pas une question de mérite.

Typhon
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baal_hammon
01 février 2010 @ 20:57
Youp  
Un truc que je n'ai pas encore fait sur mon blog, et que vous allez subir pendant ce post : le live-microblogging.




Et Février vient de renvoyer janvier au passé, définitivement.
Ça me tue.

Le marathon de Janvier a été un semi échec pour moi, puisque, pour diverses raison, j'ai cafouillé dans la dernière ligne droite. L'objectif était de poster deux jours, puis de laisser un jour vide.

En ce moment, je m'emmerde un peu. Et je suis déprimé, pour diverses raisons.

Bon, je vous laisse, je reviens, je vais pisser.

Bon bah voila, c'est fait.

J'éditerais jusqu'à ce que je dorme. Je mettrais des barres entre chaque édition.



« It will be a Start ! »




Cet été, j'ai regardé Paris, Texas de Wim Wenders (ça s'écrit comme ça ? Oui) et j'ai oublié de le rajouter à ma liste des films vus. Pourtant, c'est un très bon film. Ce n'est qu'à la fin que je me suis détaché de l'histoire pour me rendre compte que le film n'avait aucune musique. Juste les bruitages et les dialogues. Quelle classe, quelle sobriété. Ajouter des musiques en accord avec le propos, même bonnes, n'aurait fait qu'alourdir le film. J'aime la sobriété (c'est aussi pour ça que j'admire Le Samouraï ) et je pense que le cinéma actuel gagnerait à s'inspirer de cet exemple.



Silencio



– We are the dead,’ he said.
– We are the dead,’ echoed Julia dutifully.

– You are the dead,’ said an iron voice behind them.
 
 
baal_hammon
30 janvier 2010 @ 17:04
Il faut leur retirer le C.

« Anal +, la chaîne qui te chie dans la tête »



Typhon
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Degré de méchanceté: hitlérien
Surdité actuelle : DAF - Die Kleinen und die Bösen
 
 
baal_hammon
28 janvier 2010 @ 21:56
Je continuerai de considérer Michael Moore comme un gros con et un trublion inefficace et me refuserai à voir le moindre de ses films jusqu'à ce qu'il se décide à dénoncer les causes et les conséquences de l'obésité aux États-Unis.

En fait, même s'il le faisait, je continuerai. Mais ça ne rend pas ce que je viens de dire faux. Juste incomplet.

Typhon
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baal_hammon
26 janvier 2010 @ 18:37
Combien de fois j'ai entendu ce mythe, sous une forme ou une autre : « les conflits sont provoqués par la peur de l'autre et de ses différences».

Ben non. L'homme est une créature fortement égocentrique et stupide, mais aussi vaguement empathique, pour qui l'idée d'aller tirer sur le voisin sans sommation est quand même assez rebutante comparée à toute une gamme d'activité plus ou moins récréatives.

La vérité, c'est que JAMAIS, AUCUN CONFLIT dans toute l'histoire, n'a eu la haine des autres pour seule cause. En général, il y a une cause très concrète et très matérielle derrière chaque conflit. C'est juste que, pour prendre un exemple facile, on ne peut pas dire tout de go « allons massacrer les nègres et les indiens et les réduire en esclavage à des fins d'enrichissement personnel », car l'homme, ainsi que je l'ai dit, est vaguement empathique. Il lui faut donc, afin de satisfaire son égoïsme, cacher sa motivation derrière une autre, et c'est là, et pas avant qu'interviennent les différences les « ils sont pas comme nous »...

D'ailleurs, si c'était vrai que les différences provoquent la haine et les conflits, les conflits devraient se dérouler le plus souvent entre pays culturellement éloignés. La preuve que j'ai raison, c'est que le plus fréquemment, les guerres se déroulent entre peuples voisins, tout simplement parce que celui avec lequel vous êtes le plus sûr d'avoir perpétuellement des conflits d'intérêt, pas le mec culturellement très différent qui se trouve à l'autre bout de la planète.

Typhon,
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baal_hammon
25 janvier 2010 @ 13:42
Bien, j'ai donc gagné OGMA XIV.


OGMA XV :



Bien. Alors, moi, je me suis dit, est ce que ça serait-ti pas une bonne idée de dépoussiérer le concept de Superhéros ?

La plupart des superhéros célèbres, et même une bonne part de moins célèbres voient leurs aventure se dérouler dans une grande ville américaine (notamment Batman), en tout cas aux États-Unis à la fin du XXème siècle. Ils sont jeunes, souvent beaux, ils combattent le crime dans des costumes moulants aux couleurs criardes.

Sujet :

Décrire la vie d'un type qui a acquis des « super-pouvoirs » (en expliquant au passage comment il les a obtenus) dans un contexte absolument autre que celui décrit plus haut.

Contrainte :

Votre texte ne contiendra pas de dialogue, que ce soit directement ou indirectement.



Allez, roulez jeunesse. Et si vous connaissez des contre-exemples à ce que j'ai dit plus haut, ça m'intéresse, non pas que je doute de leur existence, mais pour ma culture personnelle.

Typhon
 
 
baal_hammon
23 janvier 2010 @ 19:52
À peu près tout et n'importe quoi a été dit dans ce débat sur la burqa (ou iqab, ou tchador, ou drap sur la tête, etc...).

Non pas que j'aie suivi le dit débat, je m'en fous royalement.

Mais je le devine, car c'est un sujet futile (on en est à combien de centaine de milliers de chomeurs dans ce pays, déjà ?), qui ne peut donc que captiver ces cons de journalistes, et qui cristallise l'hystérie de deux populations d'idiots antagonistes, les féministes qui n'ont pas compris qu'elles avaient gagné, tout au moins sur le plan législatif, et que demander à l'état de pondre une énième loi inutile, c'est certes dans l'air du temps, mais passablement crétin. Qui pis est, de même que les lois contre le négationnisme sont néfastes parce qu'elles imposent une vision officielle de l'histoire, ce qui, même quand on hait Faurisson et consorts, est quelque peu gênant (et je litotifie) , une loi déterminant la façon selon laquelle les citoyens (ou plus exactement, les citoyennes) de ce pays me parait une atteinte intolérable et fascisante à la liberté individuelle.

Tout aussi crétins sont les adeptes de la burqa et ses promoteurs. Je m'apesantit un instant sur le fait qu'à mon avis, il est très représentatif de l'idiotie humaine que des adultes, en ce début du troisième millénaire et alors que nous envoyons des sondes jusque sur Titan, croient encore en une puissance transcendante, toute-puissante, et qui sauvera les méchant et précipitera les gentils en enfer, et qu'il faut empêcher quiconque de voir les cheveux d'une femme, sous des prétextes fumeux.

Maintenant que j'ai dit ça, et en rajoutant par dessus que non, la burqa n'est pas juste un drap noir, mais bien un signe d'oppression sexuelle, ainsi que toute personne pourra s'en persuader en lisant l'ouvrage de Chahdortt Djavann sur le sujet, Bas les Voiles, je crois utile de donner mon opinion.

Nous nous trouvons à un moment difficile de l'histoire de nôtre pays, où il est bon de savoir faire des compromis.

C'est pourquoi, plutôt qu'une interdiction, je propose la création d'un permis de burqa, qui serait attribué à une femme après un examen rigoureux de sa morphologie faciale et corporelle par un jury laïc masculin d'une dizaine de personnes tirées au sort dans la population de son quartier. Après quoi, un vote déterminerait si oui ou non il est une bonne idée que la dite femme cache son corps au monde.

Cette solution a beaucoup d'avantages. D'abord, les deux groupes de crétins précités seraient contre, et quand vous avez les idiots contre vous, vous savez que vous n'êtes pas loin de la vérité. Ensuite, si on définit bien les critères d'attribution du permis, le bonheur humain (surtout des hommes et des lesbiennes) progressera encore dans notre belle république.

Vive la République, et vive la France.
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baal_hammon
22 janvier 2010 @ 02:36
OGMA XIV je déclarifie cloturationné.

Ont participitationnés les impétrants suivants :

Moi VOTES : !!!

Wlad. VOTES : !

Blaireauman.VOTES : !!

Sans oublier la participation musicale de Chuck himself.

La votification commence et que le meilleur ne perde pas. Je votificatione Wladshkoi, cause que son texte me fait rire par la bouche.

Typhon
 
 
baal_hammon
20 janvier 2010 @ 22:21
Mes amis, alors que nous triomphons sur tout les fronts, que la victoire tant espérée s'offre enfin à nous, certain d'entre vous sont pris d'un lâche soulagement à l'idée que les combats soient bientôt terminés. C'est une attitude absurde,  Nous ne serons pas en sécurité dans ce pays tant que les campagnes serons remplies d'ennemis de la liberté.
Nous devons redoubler nos efforts, afin d'éradiquer la vermine qui infeste notre pays de façon définitive. Ce sera une tâche de longue haleine, mais elle peut et doit être menée.

À mon commandement, vous prendrez chacun un pulvérisateur, et gazerez CES SALOPERIES DE MOUSTIQUES !
 
 
baal_hammon
19 janvier 2010 @ 22:53

VIII : Homothétie




Photophore avançait droit devant lui. La vision hallucinante du squelette en marche du nécromant avait déjà rendu cinglés quelques malheureux qui s'étaient trouvés sur son chemin, voici des siècles, mais cette fois, heureusement pour les statistiques de la cité maudite et déserte d'Aqfir en la matière, il était dans des catacombes à peu près désertes, si on exceptait bien sûr un gros poussah aveugle, son servil secrétaire, un chamelier, et dans l'autre partie des souterrains de la ville, les égouts, un jeune apprenti chamelier aux prise avec une, non, plusieurs, goules.

Les yeux de Photophore ne voyaient plus depuis des siècles, mais son esprit lui suffisait amplement. Il voyait bien ce qu'il devait faire, et ses orbites rougeoyaient de satisfaction alors qu'il ruminait tout les détails de son plan abominable, dément, et tortueux, parce que l'humilité et la remise en question, c'est un truc de faible.

Les dites orbites étaient la seule source de lumière véritable qui apparaissaient aux yeux fatigués d'un Lük meurtri par une nuit de combats contre un ennemi mal défini, parce qu'à peine visible. La goule étant un charognard, elle n'est pas très disposée au corps-à-corps, mais possède néanmoins plus d'une méchanceté retorse dans sa méchante cabosse de grenouille.

Néanmoins, quand il vit un squelette de deux mètres de haut aux orbites rougeoyantes arriver dans la caverne et lui dire « Sois soulagé, mon enfant, à partir de maintenant, tu es sous ma protection », Lük souhaita très fort que les goules qui l'encerclaient l'achèvent au plus vite.

Ertzmahrtboum avait atteint un stade au delà de toute expression de la colère et de la haine qui lui donnait, de prime abord, l'air calme.

– Onetl, nous devons continuer le voyage comme prévu.

– Monseigneur, c'est du suicide, ni plus ni moins.

– De quelque coté que nous allions, nous ne serons pas proche de la civilisation avant des lunes. De quelque coté que nous allions, c'est du suicide. Mais une seule direction me rendra mes yeux.

Le soleil rotissait le désert, comme de toute éternité. Trois cadavres cuisaient, criblés de flèche.

– Alors ma jolie, on fait sa timide ? Je suis sûr que tu bénis le fait d'être née femme, maintenant, non seulement tu es en vie, mais tu va être honorée par moi et toute ma tribu.

Le chef des Kolpeskolp contempla sa captive. Une toute jeune femme, assez maigre, à la peau très pâle, au cheveux noirs frisés légèrement ébouriffés.

– Toi qui mourait d'soif, t'aura bientôt rien d'autre à faire qu'aspirer du nectar, arh arh.

Ligotée, à genoux par terre, en haillons, elle avait baissé la tête jusqu'alors. Soudain, elle se redressa, et foudroya le chef du regard. Celui-ci fut tellement frappé par la haine déterminée et la folie qu'on lisait dans les yeux de ce qui semblait n'être qu'une femme sans défense qu'il se tut, intimidé.

Le regardant droit dans les yeux, elle arracha ses vêtements. Hypnotisés par la blancheur de ce corps gracile, de ces petits seins impeccablement galbés, par la longueur de ces jambes parfaites, les barbares restèrent coi.

Elle entâma une danse à la sensualité trouble et personne n'eut une minute la présence d'esprit de se demander comment elle s'était déliée, de sorte qu'en deux temps trois mouvement, elle s'était emparée d'un sabre, qu'elle utilisa pour décapiter le plaisantin susnommé. À ce moment, le charme se brisa, et les barbares se jetèrent sur elle, mais le combat était inégal, et bientôt le blanc de la peau de la femme fut recouvert du rouge du sang d'une dizaine d'idiots. Le reste fit montre d'un courage parfaitement logique en fuyant sans demander son reste, et en jurant de mieux faire les noeuds la prochaine fois.

La femme lacha son sabre. Regardant le soleil, qui était au zénith, elle éclata d'un rire sépulcral : ces idiots lui permettaient maintenant de se sustenter pendant des semaines, alors qu'elle était sur le point, avant de les rencontrer, de s'attaquer à ses compagnons.
Mais, se dit-elle, maintenant qu'ils sont morts, je ne vais pas laisser toute cette bonne viande se perdre au désert.

Elle repris le sabre, marcha vers ses compagnons morts, en décapita un et ramassa la tête. Elle regarda le visage un instant, et perdit alors sa dureté dans l'expression pour adopter un visage souriant. Elle embrassa la tête passionément pendant une minute.
Puis, elle ouvrit la tête avec le sabre comme le blaireau moyen ouvre un oeuf et commença à déguster la cervelle, en disant à chaque bouchée :

« Te voila vengé, te voila mangé »
 
 
baal_hammon
17 janvier 2010 @ 15:36
hngg  
Arh, putain, comment c'est possible d'avoir la gueule de bois sans avoir bu une goutte d'alcool dans les dernières 24 heures ?
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baal_hammon
16 janvier 2010 @ 16:35
Cher Cordell Walker, en réponse à votre honoré du septième courant, et pour mémoire, à notre échange de lettre antérieur, j'ai le regret de vous présenter ma démission, et vous demande humblement de bien vouloir y agréer.

Pardon à l'avance de cette demande qui pourra vous sembler quelque peu cavalière, surtout en regard du zèle imbécile de mon collègue CD, mais je sens bien que je ne suis pas fait pour être un Texas ranger.

Ne vous inquiétez pas pour ma reconversion, j'ai une brillante carrière de danseur de ballet qui m'appelle, ou à défaut, celle de poivrot local me sera plus supportable que ma situation actuelle.

Vôtre,

James « Jimmy » AKA « Jim » AKA « stupid nigger » AKA « faggot » Trivette.

PS : Afin de vous éviter la peine de me botter les fesses et de me traiter de tafiole, je m'en suis chargé moi-même avec le sérieux que vous me connaissez.
 
 
baal_hammon
14 janvier 2010 @ 16:00
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Et puis après, je ronflais.

Je suis venu, j'ai vu, j'ai vécu, j'ai mourru.

Tel qui rit vendredi ne sais pas encore qu'il est cocu.

Noël est mou mais Pâque y s'tend.

Tel est phone qui croyait graphe.

Il est devenu blanc comme le cheval blanc d'Henri IV.

Je n'ai rien à vous offrir que du sang, des larmes et de la sueur, à part du porridge.

Longtemps, je me suis fait une certaine idée de la France. Et puis, les français ont élu Mitterand, puis Chirac, puis Sarkozy, et je me suis fait une autre idée.

Ne remet pas à demain ce que tu peux faire faire par un autre aujourd'hui.

Toi aussi, mon fèz.

ROISSY CHARLES-DE-GAUL LES ?

Bonne énnée.

malo malo malo malo malo, dit le Mollah en latin..
 
 
baal_hammon
13 janvier 2010 @ 22:21
« Hé, qui êtes vous ?, vous me ressemblez comme deux gouttes d'eau ! »

En colère contre moi-même




Je n'en croyais pas mes yeux : devant moi se tenait... moi !

À la vérité, en me voyant, je maudis un instant l'impulsion stupide qui m'avait fait me lancer dans une série de machinations machiavéliques et méphistophéliques afin d'acquérir le chronoscaphe, et qui, magistralement ourdies, avaient été couronnées de succès.

Bien sûr, j'aurais du m'attendre à me rencontrer moi-même, un jour ou l'autre, car c'est un des risques inhérent à l'utilisation d'une machine à voyager dans le temps, mais il fût néanmoins déroutant de me retrouver face-à-face avec moi-même.

Reprenant ma contenance, je répondis :

– Il est normal que je te ressemble comme deux gouttes d'eau, car je suis toi-même dans le futur, après avoir réussi à mettre la main sur une machine à voyager dans le temps.

– Ah, j'ai réussi à m'emparer du chronoscaphe ? Bien, bien... D'autres choses à me dire ?

– Non. C'est une vraie surprise de me voir, car j'ai toujours été prudent, et...

Il ne me laissa pas achever ma phrase.

– Comment ? cria-t-il, tu ne t'attendais pas à ce que nous nous rencontrions ?

Réalisant soudain les implications, je restais coi. Si aucun de nous deux ne se souvenait avoir rencontré l'autre dans ces circonstances précises, cela ne pouvait signifier qu'une chose :

– Un... doppelgänger ?

Le mot nous avait échappé en même temps.

– Alors là, bravo, imbécile. Tu peux te vanter d'être celui-qui-provoqua-la-destruction-de-l'univers-par-le-biais-de-paradoxes-temporels.

– dis donc, répliquais-je, tu ne te sent pas un peu responsable aussi ?

– Pourquoi le devrais-je ? Ce n'est pas moi qui ait fait mumuse avec le chronoscaphe !

Réalisant que tout pouvait basculer dans le néant d'une minute à l'autre, je m'effondrais, desespéré...

– Arrh ! Quelle horreur ! Nous allons n'avoir jamais existé d'ici quelques secondes, si ça se trouve. Pourquoi, pourquoi, n'ai-je pas détruit le chronoscaphe plutôt que de l'utiliser ?

Et de me lamenter ainsi pendant cinq longues minutes.

Je m'interrompis, car je m'aperçus que les larmes qui recouvraient le visage de mon interlocuteur étaient des larmes de rire.

– Ah ah ah ! Je t'ai bien eu ! C'est moi, ton futur toi-même. Je t'ai fait une blague, et pour tout dire ta crédulité m'a étonnée. Je ne me savais pas si près à croire toutes les conneries que je raconte sans les discuter. Comme si tu ne savais pas déjà qu'on ne peut pas modifier l'histoire !

Avant que j'aie eu le temps de répondre à cette blague ignoble, il avait disparu.

Déçu et en colère contre moi-même et ma puérilité, je décidais de me venger sur quiconque me tomberait sous la main.

Soudain, le chronoscaphe sortit de nulle part.

« Hé, qui êtes vous ?, vous me ressemblez comme deux gouttes d'eau ! »

En colère contre moi-même



Typhon
 
 
baal_hammon
11 janvier 2010 @ 21:42
Bien que ça n'intéresse probablement personne, je vais lister ici les films que j'ai vu depuis un an, dans l'ordre chronologique rétrograde approximatif, assorti d'un commentaire (in)intelligent. Notez bien, je ne met pas beaucoup de détails, pour éviter de rallonger mon entrée outre mesure, et aussi par paresse, mais si vous voulez en savoir plus tout en évitant le spoiler que pourrait provoquer une recherche sur internet, je serais heureux de répondre à vos questions.

Le Samouraï


Film de Jean Pierre Melville, avec Alain Delon, 1967, France

Un film débordant de classe, que j'ai vu pas plus tard que tout à l'heure. Alain Delon y est très bon.
Allez le voir.

Au hasard Balthazar


film de Robert Bresson, 1966, avec Anne Wiazemsky

J'ai vu des gens ranger ce film au coté de Citizen Kane, et il est vrai que ces deux films ont produit sur moi une impression similaire : ils sont tous deux impressionnants, et ils semblent tout deux au delà de mes appréciations.
Ce film a aussi pour particularité d'être le seul que je connaisse qui ait pour personnage principal un animal (l'âne Balthazar) sans sombrer dans la niaiserie et l'anthropomorphisme.
Je le recommande, mais je ne sais pas si j'aurais un jour une opinion bien définie sur ce film : c'est un cinéma très particulier, un film très implicite dans sa narration.

The Terminator


par James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger, 1984

Je n'avais pas vu ce film, c'est chose faite. Le Terminator, c'est un peu un descendant du Samouraï, c'est à dire un tueur sans émotion et implacable. Je ne m'apesantirai pas plus que nécessaire sur le ridicule du plan qui consiste à envoyer Schwarzy dans le passé pour buter Sarah Conne-or, reste que ce dernier s'acquitte de sa tâche d'une manière impressionante. Le non-jeu de Conan trouve de plus une justification scénaristique très bonne. Bref, j'ai bien aimé.

Lifeforce


Un film de Tobe Hooper avec Mathilda May, 1985

Bon, que rajouter à ce qu'en disait Asp ?
Peut-être le fait que le film perd un peu de son rythme sur la fin, et que certains passages sont par trop prévisibles. Mais ça ne doit pas vous dispenser de le voir.

Twin Peaks


1990-91 pour la série, 1992 pour le film. Par David Lynch et Mark Frost, avec Kyle McLachlan, Lara Flynn Boyle, Sheryl Lee, Madchen Amick, Dana Ashbrook, Michael Ontkean, Russ Tamblyn, Richard Beymer, Moira Kelly, j'en passe, et des meilleurs, comme David Lynch lui-même, et David « Fox Mulder » Duchovny en trap.


Cher Blaireauman. Je me rappelle encore notre séance de catch à propos de Mulholland Drive, et c'est donc avec plaisir que je te recommande cette série. Tu y retrouveras des éléments Lynchiens que tu ne comprendra pas, mais heureusement, le Kwisatz Haderach en personne te les expliquera (même si ça lui prend une dizaine d'épisodes). Par ailleurs, comme le fait remarquer non sans ironie l'agent Gordon Cole « Cette ville est incroyable, elle est remplie de jolies femmes ! » (c'est ironique parce que c'est lui qui est joué par David Lynch).

Signalons au passage qu'elle est aussi remplie d'acteurs talentueux. Cela n'empêche pas la série, dont le rythme de base était déjà lent, de sombrer mollement vers l'ennui au bout d'un moment (avec cependant quelques beau morceaux de bravoure, comme, j'insiste, Fox Mulder en trap, ah ah ah, j'en ris encore !), et malgré un dernier épisode de toute beauté, on voit bien pourquoi elle a été annulée.

-oOo-


Passons au film : boudé par les spectateurs, qui y allaient en croyant voir un épisode de la série alors que, manque de pot, c'était un film de David Lynch. Je recommande de le voir, mais APRÈS la série, auquel il ne ressemble pas, mais qu'il spoile quand même largement. Attention cependant, ce film peut heurter la sensibilité des personnes qui s'attendent à une narration linéaire et à ce que tout soit compréhensible.

Avant de clore ce chapître, n'oublions pas de poster ce lien(Attention, Spoilers pleins partout, c'est une analyse épisode par épisode !)

Psychose


1960, Alfred Hitchcock, avec Anthony Perkins et Janet Leigh

Que ce soit clair : Hitchcock est un GRAND. Vous DEVEZ voir ce film.

Blue Velvet


1986, de David Lynch, avec Kyle McLachlan, Isabella Rosselini, Dennis Hopper

Mon petit Blaireauman, tu vois que je t'ai gâté.

Blue Velvet est un film beaucoup plus explicite et clair que Mulholland Drive. Dennis Hopper est génial, les deux autres précités aussi.

Groundhog day (aka Un jour sans fin)


1993, Harold Ramis, avec Bill Murray

J'aime bien ce film. Il réussi à être plus subtil que la plupart des films américains qui mêlent comédie et message vaguement profond.

Watchmen


2009, par Zack « 300 » Snyder, avec Jacky Earle Haley

Je n'aime pas tirer sur les ambulances. Watchmen ne m'a inspiré qu'un ennui modeste, et m'a laissé l'impression d'un film baclé avec un arrière gout de plastique. C'est facheux tout de même, cette propension à vouloir adapter tout et n'importe quoi au cinéma.
Citons quand même Rorschach, qui conserve le même charisme que dans le comic, et le comédien, qu'on ne voit pas assez. Le hibou conserve la même absence de charisme, et vogue la galère !

Bon, en fait, je dois dire que le comic de base ne m'avait pas fait une bien grande impression. Tout en étant bien supérieur au film, ça manquait déjà un peu de rythme, et puis, ben, ça m'avait frappé comme manquant un peu de sens. V pour Vendetta était nettement meilleur (le comic. L'adaptation est meilleure que le film Watchmen, mais le comic originel est à des années lumières de tout le reste)

The Shining


All Work and no play makes Jack a dull boy

N'ayant pas lu le bouquin, je ne sais pas si c'est une bonne adaptation, mais j'ai bien rigolé. Kubrick était un génie, de toute façon.

Orange Mécanique


1971, Stanley Kubrick, avec Malcolm Mcdowell


Ben la, je l'ai lu, le bouquin. Cette adaptation est une trahison, comme toutes les adaptations, mais Kubrick étant, je crois l'avoir déjà dit, un génie, nous avons affaire là à un film intéressant, très bon, enfin, bon, c'est un classique, si vous ne l'avez pas vu, voyez le, c'est un ordre.

J'adore le jeu et l'accent de Malcolm McDowell, c'est vraiment le plus bel accent anglais que j'aie entendu.

The Evil Dead


1982, Sam Raimi, avec Bruce Campbell

Ce film est la quintessence du film d'horreur à petit budget. Oubliez les bouses style Porc-Anormal-Active-été, Evil Dead est tout simplement parfait. Rien de trop, rien ne manque. Les acteurs sont justes, l'ambiance est parfaite... Excellent. (Je n'ai toujours pas regardé le deux, d'ailleurs, depuis le temps)

The Dark Knight


2008, Christopher Nolan, avec Heath Ledger

Pour ceux qui n'auraient pas envie de se taper mon avis complet, je rappelle juste les points essentiels :

Le seul aspect intéressant du film, c'est le Joker, du coup, quand il n'est pas là, on se fait chier.

Sin City


2005, Robert Rodriguez, avec Mickey Rourke, Bruce Willis, Alexis Bledel, Michael Madsen, etc...

Film adapté d'un comic que je n'ai pas lu, et qui m'a frappé comme étant à la fois rempli de sexe et de violence à un point outrancier et caricatural, et visuellement très bien fait. En dehors du segment The Big Fat Kill, que j'ai trouvé un peu faible (malgré les yeux bleus de la jolie Alexis Bledel, y sont con les amerloques, y donnent des noms de garçon aux filles). Un bon film, qui assume complètement sa crétinerie, et qui contient quelques vrais morceaux de cannibales.

Le projet Blair Witch


Boo !
J'ai honte de le dire en y repensant, mais ce film m'a fait peur.

Vengeance


2009, un film de Johnny To, avec Jean-Philippe Smet

Un film réalisé dans le style très particulier de Johnny To. En dehors de quelques scènes bizarres dues à l'interaction entre un réalisateur ne parlant que le mandarin et le cantonais et un acteur ayant un peu de mal avec l'anglais (in B4 esperanto), le film est bon. L'air hagard de Smet et son jeu un peu bizarre, inégal, ont une justification scénaristique, et le film est tout à fait digne d'attention, quoique ce ne soit pas le meilleur de Johnny To.

Mad Detective


2007, Johnny To, avec Lau Ching-Wan

Très bon film. Je le recommande vivement.

Inglourious Basterds


2009, Quentin Tarantino, avec Christoph Waltz, Brad Pitt

Bon film, bien écrit, bien fichu. Je ne sais pas trop pourquoi il fallait absolument que ça se passe en france occupée plutôt qu'en sibérie, vu que c'est très peu exploité, mais sinon, rien à dire. That's a BINGO !

Ah si, quand meme, vous avez remarqué comme le film montre les américains comme des gros bourrins incultes qui ne savent pas parler les langues étrangères (in b4 etc...) et comme le seul personnage civilisé, sympathique, jovial, cultivé, c'est le SS ?




Bon, j'en rajouterais peut-être un peu demain.

Typhon
 
 
baal_hammon
10 janvier 2010 @ 17:28
Depuis que j'ai appris que Pierre Sarkozy fait du rap (sous le pseudonyme de Mosey), je ne pouvais pas manquer de commettre ceci :









Typhon
 
 
 
baal_hammon
08 janvier 2010 @ 19:16
Le sujet est paru.


Typhon
 
 
baal_hammon
08 janvier 2010 @ 11:49

Super Giga Man, le héros de l'outre-galaxy


Épisode CCXLVII : Super Giga Man, justicier de la nuit




Dans l'épisode précédent, Super-Gigaman découvrait l'ignoble complot des tomates mutantes radio-actives communistes.
Notre héros saura-t'il faire les sacrifice nécessaires, les bon choix pour protéger notre planète ?
Déjouera t'il les complots infâmes des Solanacées espérantistes pour massacrer la moitié de l'humanité et vendre l'autre comme esclave, ou l'inverse ? Rasera-t-on gratis demain ?

Oui !

Mais c'est pour un prochain épisode. En attendant, vous allez vous régaler en regardant ce nouvel épisode intitulé « Super Giga Man, justicier de la nuit » qui consiste en une version longue de la chanson du générique montée en boucle et d'une animation de Super Giga-man courant vers le soleil couchant d'un air martial, en boucle également, le tout ponctué de flash-backs d'épisodes précédents.

 
 
baal_hammon
07 janvier 2010 @ 09:48
C'est un secret encore explosif, mais je dois la vérité à mes lecteurs.

Vous le savez déjà, bien que cela puisse toujours sembler incroyable à certain d'entre vous, en été, il fait chaud et beau.

Et ben, j'ai une révélation là :

En Hiver, il fait froid, et il neige !!!!1!111!



Mais gardez ça pour vous.

Typhon
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baal_hammon
05 janvier 2010 @ 12:31

« Dès la naissance, nous somme tous affligés de deux problèmes insolvables qui ont noms pères et mères »



Typhon
 
 
baal_hammon
04 janvier 2010 @ 13:53
Bon, ben, y a égalité, entre moi, Wlad, et Le Créateur Fou. Les règles prévoient un tirage au sort.

Second tour :



Moi : !

Wlad : !!!

Wlad a gagné



Typhon
 
 
baal_hammon
02 janvier 2010 @ 16:30
Aujourd'hui, pas plus tard que tout à l'heure, je me suis rappelé que je suis mortel.

Entendons nous bien, je n'ai jamais cru que j'étais éternel. Simplement, la conscience que nous avons de notre mortalité est généralement purement intellectuelle. Là, je me suis rappelé que je n'étais rien, ce qui n'est jamais très agréable. Je me suis rappelé que dans moins d'un siècle, ce qui est court, je retournerais à la poussière, ce qui est d'autant plus terrifiant que je suis viscéralement athée.

Heureusement, ça m'est passé.

Avec ça, y a plusieurs choses qui me viennent en tête, sur les idiots qui meurent pour leurs idées, et sur les gens qui meurent sans avoir rien fait de leur vie, soit qu'ils soient décédés trop tôt, soient qu'ils en aient été incapables.



Le Triomphe de La Mort de Peter Bruegel l'ancien
Pic related, clic to enlarge :
Le Triomphe de La Mort


Typhon
 
 
baal_hammon
01 janvier 2010 @ 03:59
Je déclare OGMA XIII clos. Ont participés



Comme je suis un sale nazi raciste, je vote blanc.

Typhon
 
 
baal_hammon
31 décembre 2009 @ 19:48
Bon, en ce moment où la dernière lourdeur Cameronienne vient de se déverser dans les salles de cinéma, telle une diarrhée bleue en 3 dimensions, voili-voiça une devinette :


Dans Titanic, qui était le meilleur acteur ?



Indice : Pas Kate Winslet. Certes, elle s'est mise à Oilp, ce qui va droit au coeur du /b/tard que je suis, tits delivered, etc... Néanmoins, c'est une qualité plastique, pas une qualité de jeu.

Typhon
 
 
baal_hammon
29 décembre 2009 @ 18:45
J'ai réalisé cette image il y a très, très longtemps. L'avez vous déjà vue quelque part ?





Typhon
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baal_hammon
28 décembre 2009 @ 22:51
On veut nous faire croire que la Chine n'est plus communiste. On veut nous faire croire que la Chine a renoncé au communisme.

Fadaises. Que la Chine soit devenue plus ouvertes au capitalisme, c'est indéniable.

Mais qu'elle ait renoncé au communisme...

La Chine est un pays où un parti unique épaulé par l'armée, impose une dictature répressive et où la police politique est une réalité du quotidien, où l'état est tout puissant, et où l'individu n'est rien.

Le communisme c'est ça et pas autre chose. Ce n'est pas parce que des rêveurs, des hypocrites, et des idiots veulent croire et nous faire croire que le communisme ne ressemble pas à cela que nous devons les écouter (le fascisme aussi, incidemment, mais là n'est pas mon propos).

Ah, il est sympathique, le petit facteur, avec sa gueule d'ange, on lui donnerait le bon dieu sans confession.

EDITION :

CECI EST MA CCCÈME ENTRÉE DE JOURNAL



Comme tout le monde sait, c'est la quantité qui compte, pas la qualité.

WOUHOUHOUH ! Je remercie mes sponsors sans qui tout ceci n'eut pas été possible :

Merci aux Nazis de l'Illinois, à la NRA, à la WAR, et à la Walt Disney Company. Merci aux atlantes de Mû, aux marcabiens, à Xenu, à Anonymous, au virus de la grippe A, sans oublier les juifs.(le komplo judeomaçonikojn)

Merci à Dieu, pour son inexistence, merci au Diable, pour son omniprésence. Merci à Ogma, merci aux compagnons, merci à l'Orval.

Et merci à Asp.

Typhon, 300GET
 
 
baal_hammon
26 décembre 2009 @ 13:52
Je méditais de dire tout le bien que je pense de Jacques Séguéla et des publicitaires en général dans un message de ce blog, mais après mûre réflexion, j'en ai conclus que je n'avais pas grand'chose à dire, et qu'en outre, je risquais de tomber un jour ou l'autre sous le coup des articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté d'expression.

Typhon
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baal_hammon
25 décembre 2009 @ 20:55
Herman Webster Gacy était un homme comme vous et moi. Il travaillait dans une banque de la City londonienne (bien qu'il fût natif du Wisconsin), à un poste de secrétaire. Ses supérieurs appréciaient sa diligence, son efficacité, son sérieux, et il n'attendaient rien d'autre d'un secrétaire. Herman n'était pas marié, et ne semblait guère avoir de loisir, mais à vrai dire, peu importait. Du moment qu'il faisait bien son boulot, il eut pu être doté de huit bras et boire le sang de nourrissons, ses supérieurs ne s'en seraient pas aperçus.

À vrai dire, Herman était probablement le plus ancien employé de la banque. Que ce soient ses collègues, ses chefs, ou jusqu'au concierge, tous avaient changés, subissants les aléas de leurs diverses fortunes, et démissionnant tôt ou tard, pour des motifs divers. Herman, lui, avait fini progressivement par faire partie du décor.

On aura pu déduire facilement de cette description qu'il n'avait pas d'amis proches. Il était généralement d'un abord amical, même si certains de ces collègues semblaient être les sujets d'une certaine détestation de sa part, mais peu liant. Il semblait plus préoccupé par le sort des choses que par celui des gens. Le seul sujet de conversation qui éveillait son intérêt était le vieux bâtiment dans lequel la banque avait ses locaux, et qui était quelque chose comme bicentenaire. Il en connaissait l'histoire par coeur, et ne se faisait pas prier pour la livrer à quiconque lui demandait. Il racontait la moindre anecdote concernant l'immeuble, aussi insignifiante et inintéressante qu'elle fût, avec une énergie et une chaleur communicative, comme s'il parlait de vieux amis, comme s'il se fût trouvé sur les lieux.

Cependant, rare étaient ceux qui avaient la patience de l'écouter. L'immeuble leur paraissait un peu sinistre, avec ses colonnes massives, ses pierres d'un blanc impeccable, presque phosphorescent, le soir, ou les jours de brouillard, dans lesquels sa silhouette fantomatique se découpait de plus loin que les autres immeubles, tel un iceberg.
Herman rentrait chez lui, un de ces soirs précis ou le brouillard donnait à l'immeuble ce halo bizarre qui le nimbait. Il se retourna pour le regarder, sous la neige.

Le vent s'engouffra dans la rue, sifflant un moment, avant de se taire. Il n'y eut plus de bruit. Soudain, Herman s'aperçut qu'il y avait de la lumière dans son bureau. C'était étrange, il était certain d'avoir éteint. Il décida qu'il avait oublié cette fois ci, tout en sachant pertinemment qu'une telle chose était impossible, et d'y retourner, pour éteindre.

Il traversa la rue, et ouvrit la porte. Il referma derrière lui, et se retrouva dans le noir. Il fit quelques pas vers l'interrupteur, mais s'interrompit : il y avait quelqu'un d'autre que lui. Il entendait distinctement une respiration. « Qui est là ? C'est toi, Edward ? »
Le dit Edward était le concierge de l'immeuble et habitait des appartements dans l'arrière-court. Quand Herman était parti, Edward avait déjà quitté sa loge, mais il pouvait très bien être revenu, probablement pour la même raison qu'Herman.

Ses yeux s'étaient habitués à l'obscurité, et il discernait vaguement les escaliers, les murs, et les interrupteurs... Il scrutait autour de lui, mais son regard ne trouva personne. Cependant, la respiration qu'il avait entendu s'était complètement tue. Il fit un pas, et alluma la lumière du hall.

Il regarda encore autour de lui : personne.

Il gravit péniblement les marches. Il arriva au troisième étage, alluma la lumière. Il marcha jusqu'a son bureau, et ouvrit la porte.

Le lendemain, on retrouva son cadavre étendu de tout son long à l'entrée du bureau.
 
 
baal_hammon
24 décembre 2009 @ 13:40
Allez, cette fois, c'est pour de bon, et ça veut dire quelque chose :



Beetlejuice !
Cliquer pour voir


Beetlejuice !

Beetlejuice !

Nichooooons !



Ça c'est du rébus. Pas bien compliqué, mais bon.

Allez quelques autres images pour la route :


Ben y'a rien à lire

Elle te plait pas ?

L'autre, il la snobe...

THE GAME. You just lost. LOL



Typhon
 
 
baal_hammon
23 décembre 2009 @ 23:08
Je ne dis pas ce que c'est, sinon c'est trop facile

De toute façon, les rébus, ce n'est pas pour les aveugles

Typhon
 
 
baal_hammon
21 décembre 2009 @ 18:18
J'ai enfin retrouvé un morceau que j'avais perdu dans un accident de disque depuis plus d'un an.

May the bass be with you...

Typhon
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baal_hammon
20 décembre 2009 @ 22:34

Vous êtes beaux



Vous êtes intelligents



Vous êtes sympathiques



Vous êtes des crèmes



Vous êtes altruistes



Vous êtes généreux



Je vais donc passer parmi vous et recueillir vos dons.

Typhon
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baal_hammon
19 décembre 2009 @ 23:39
OC (pour les non-chantards : ça veut dire que l'image que vous allez voir, je l'ai concoctée de les propres mains, et il est conseillé d'être bien obséquieux)




Typhon
 
 
baal_hammon
18 décembre 2009 @ 23:08

Jacquouille Macchabée, cinquième livre des Maccabées






  1. Jéroboam engendra Timothée, Timothée engendra Azrael, Azrael engendra Daniel, Daniel engendra Gabriel, Gabriel engendra Michel, Michel engendra Enoch. Ainsi s'écoula la trois-cent quarante septième génération.
     


  2. Elohim engendra Jophiel, Jophiel engendra Muriel, Biel, Siel. Muriel engendra Sadom, mais si, tu te rappelle pas ? La petite brune avec des yeux verts. Moi je dit ça, je dit rien, mais pour avoir des yeux de cette couleur là, elle a du avoir une ancêtre pas complètement hostile aux barbares. M'enfin. Biel engendra Casimir, Casimir engendra Polonium, Polonium engendra Plon, qui devait fonder l'éditeur éponyme, Siel engendra rien, parce qu'il préféra suivre l'exemple d'Onc'Onan. Ainsi s'écoula la n-ième génération.

  3. Et l'éternel apparut au fils de Samuel, Javel, sous la forme d'un crapaud buffle de taille légèrement supérieure à la moyenne, mais pas trop. Et Javel écouta attentivement les paroles de YHWH, et tout guilleret d'être l'Élu, se mit à courir pour anoncer la nouvelle à son village, de sorte qu'il fit une mauvaise chute

  4. Et personne ne vint le secourir, car tout le monde savait qu'il ne faut pas écouter les crapaud buffles.
    Et il mourut seul, de sorte que personne ne sut quelle était la révélation que l'Éternel lui avait faite.

  5. Et l'Éternel ne sonne pas toujours deux fois, contrairement au facteur.

  6. Il y a un mal sous le soleil, dont la laideur blasphématoire n'a d'égale que la persévérance. J'ai malheureusement oublié lequel, probablement parce que cela n'avait pas grand intérêt. Homme failli, redouble d'effort et tu n'arrivera à rien. Il est dans ta nature de bruler dans la géhenne.

  7. Par là on voit que le Dessein de l'Éternel est impénétrable, car eut-il voulut que Javel transmette la révélation qu'Il lui avait faite, il eut préalablement donné l'hélicoptère aux hommes. Peut-être voulait-il juste frapper Javel du châtiment juste qui frappe ceux qui mettent des chaussettes dépareillées.

  8. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Israël, Israel engendra Kenya. Suivent les cents rois de Kenya jusqu'à Barack Hussein Obama, qui est donc quelque chose comme le petit cousin de Jésus Christ, au x-ième degré.

  9. Le roi Kennedy fut averti par ses conseillers de la venue de l'Enfant, décida de faire massacrer tout les premiers nés d'Amérique, mais décida d'aller connaître Marilyn Monroe, de sorte que l'Enfant put naître.

  10. 1961 ans, 7 mois, 4 jours après sa dernière naissance, l'Éternel, le Christ, le fils de l'Homme, Barack Hussein Obama Junior, naquit en terre promise.

  11. Après une ellipse narrative, le Fils de l'Homme, brillant étudiant, accomplit ses premiers miracles : il guérit la pauvreté par imposition des mains. Le grand-prêtre du temple blanc de Washington n'avait pas vu cela venir.

  12. le Fils de l'Homme, loué soit son saint nom, fut enfin reconnu pour Messie par les habitants de la terre promise, et Il les bénit en retour.

  13. Et le Fils de l'Homme décida toutes choses belles, bonnes et utiles, telles que la création de la Sécurité Sociale, l'envoi de troupes amicales pour aimer les Afghans, et le retrait des gentils soldats que le failli servant de la bête avait placé en Babylonie.

  14. Et le Fils de l'Homme vit que cela était bon.

  15. Et les nations du monde entier rendirent hommage au Fils de l'Homme, notamment les Vikings, qui lui envoyèrent un trophée.

  16. Le trophée lui valut l'envie des faibles, dont la bête possédait le coeur. Les créatures difformes qui peuplent le pays des gastéropodophages en conçurent de la haine.

  17. Les servants de la bête semaient cependant le trouble et la dissension au sein du peuple élu, lui disant que le Fils de l'Homme n'était peut être qu'un mortel faillible et pitoyable.

  18. Et le Fils de l'Homme en fut chagriné.

  19. Moralité : nigger nigger nigger. Ainsi qu'il avait été prédit par le prophète Anonymous.





Typhon
 
 
baal_hammon
16 décembre 2009 @ 10:42
Le sujet d'Ogma est paru.

Typhon
 
 
baal_hammon
15 décembre 2009 @ 19:00
Les vociférations de tout les Krétins tels que KroKodilo ne pourront rien changer au trait humain banal qui consiste à utiliser un mot étranger à la place d'un mot dcheunou, parce que c'est tellement plus cool1, tellement plus hype1, tellement plus in1... Du coup, les dits étrangers qui apprennent la langue ne sont guère dépaysés. .

1–Respectivement un mot anglais signifiant « froid », l'apocope d'un mot grec signifiant « au dessus » ou « au delà » et un mot latin, signifiant « dans ».

Typhon
 
 
baal_hammon
14 décembre 2009 @ 23:29


Ceci est un rébus. Le gagnant sera récompensé.

Typhon
 
 
baal_hammon
14 décembre 2009 @ 16:25
Congrats. Tu as trois jours pour trouver un sujet.

Typhon
 
 
baal_hammon
10 décembre 2009 @ 20:07
Voici ma participation :

La petite Loli aux allumettes




La scène est dans une rue passante

Une PETITE FILLE –
Je suis une pauvre fillette
Je gèle, J'ai vraiment très froid
Nul ne veut de mes allumettes
Que va t'il advenir de moi ?

Le CHOEUR –

Sous cette neige tragique,
Cette pauvre court à sa perte
Elle est née d'un père alcoolique
Et sa mère se nommait Berthe.

La PETITE FILLE –

Une idée me vient, dans ce froid :
Puisqu'elles sont si bien snobées
Par ces connards de gros bourgeois
Je vais, afin de réchauffer
De mes mains, tout les petits doigts
Bien faire usage du pouvoir
Calorique des allumettes !

Elle frotte une allumette. Un poêle bourré apparait

Le CHOEUR –

Oh ! Jaillit une lueur d'espoir,
Des mains glacées de la pauvrette.

La PETITE FILLE –
Mais que vois-je ? Un bon poêle !
Je ne suis plus dans la ruelle !
Mais que vois-je ? Il est parti !
Et je suis à nouveau transie !

Le CHOEUR –
Une illusion bienfaisante
L'a un instant ravie pour mieux
Lui rappeler que la mort lente
L'étreint. Mais, bon sang, que fait Dieu ?

Dieu –
Je n'existe pas. Et d'ailleurs,
Cette salope n'est plus vierge.
Mets la en veilleuse, le choeur !
On gaspillera pas de cierges
Pour elle. Si tu veux donner
Dans le pathos, j'ai un martyr
Qui par des lions s'est fait bouffer.

Le CHOEUR –

Puisque c'est comme ça, j'me tire.

La PETITE FILLE –

Recommençons à nous chauffer...

Elle refrotte une allumette et un ours magique apparait

Tiens donc, cette fois, pas de poêle
Un ours mignon, sans l'air cruel
Autrement, je serais terrifiée.
Gentil nounours, je me les pèles
Mène moi où je n'aurai plus
Ni faim, ni froid, desu desu

Ils sortent.

Un PASSANT –

Revenez ! S'il vous plait ! Asseyez vous !
Prenez une chaise.

Une voix d'Ours, provenant des coulisses

Shit, B& and V&

THE END







Bien, la session Ogma XII est terminée.

Nous avons eu droit aux participations de

BtK, qui n'avait de toute façon pas le choix. J'aime bien le coté bourrin, descendre le père Noël, quoi qu'on en dise, ça a de la gueule. Votes : !

Blaireauman

, qui nous fait une participation miteuse et remplie de fail, qui pompe sur le voisin offre cependant quelques références sympa. Mais, vraiment, je trouve que le raccord à la thématique du sujet est trop ténu et fait à l'arrache. Votes :

Wladoushkoï. Bon, au moins, les trois petits cochons, c'est un conte, même si ce n'est pas un conte de noël. Et puis elle est hilarante. Votes : !!!!!

— La mienne. Votes : !

Je n'insiste pas sur le fail de Maurice. C'est malheureux que celui qui a le plus exploité le thème ait bêtement oublié la contrainte, mais ça nous fait une très bonne lecture.

Je vote Wlad, vous avez trois jours pour voter.

Typhon
 
 
baal_hammon
07 décembre 2009 @ 21:54

VII : L'aube



Le soleil darda ses premiers rayons sur le temple octaèdrique dédié à Mélanophos, dieu du soleil. Les fidèles virent le grand-prêtre revêtir la toge sacrificielle. Sur l'étoffe blanche cette dernière, au niveau du torse, un cercle duquel partait des rayons noirs était dessiné. Les yeux des deux assistants brillaient autant de fanatisme que de concupiscence, quand, psalmodiant les litanies sacrées, ils enchaînèrent la victime nue à l'autel.

Une clameur s'éleva. Le grand'prêtre contempla la foule à ses pieds et la bénit en tendant vers elle sa main droite, annulaire et auriculaire repliés. Le silence se refit. Le premier assistant tendit la dague de cérémonie au grand'prêtre.

Soudain, un bruit sourd se fit entendre. La cité était attaquée.

Les murailles qui scindaient la cité tremblaient sur leurs bases. Le soleil se levait, et révélait une armée nombreuse, ordonnée, et prête à donner l'assaut, devant laquelle le rempart sud venait de voler en éclat. Constatant que nulle machine de siège n'était visible, et sachant bien que mettre en place un tel engin sans que l'alerte ne soit donné était impossible, la population comprit rapidement qui était le général.

– C'est Photophore ! Que les dieux nous protègent !

La panique se propageait à la vitesse d'un feu de paille. Les habitants savaient quel sort funeste l'armée du cruel général Aqfi leur réservait. Photophore, superbe dans son armure argentée, harangua ses troupes :

– Soldats, nous continuons notre épopée glorieuse ! Bientôt, les richesses de Baktr, de Bouhaha, de Dnakramas seront à nous ! Voyez ces rats qui se terrent lâchement au lieu de combattre ! La bataille est gagnée d'avance, si vous vous montrez à la hauteur de ce que vous êtes ! CHARGEZ !

Vijnaar se réveilla. Cet ignoble cauchemar ne présageait rien de bon.

Sa silhouette pâle se redressa sur son lit pour contempler l'aube par la fenêtre.
La légende le dépeignait généralement comme un vieillard lubrique retiré sur les hauteurs d'Alouamouth, un jardin de délices où tout les désirs pouvaient et devaient être assouvis. La lubricité des conteurs rendait ainsi la vérité bien décevante : bien que très porté, à l'occasion, sur les plaisirs de la chair, Vijnaar était un individu sobre et bien élevé, discret, manquant totalement de truculence. Il n'avait même pas l'air vieux, et on eut été bien en peine de le reconnaitre d'après les bruits qui courraient sur lui. Ses seuls traits remarquables étaient sa peau relativement pâle comparée à celle des habitants du déserts, qui indiquait son statut d'étranger, sa taille élevée, et ce petit quelque chose dans son regard qui disait "insecte. Quand tu ne sera plus, que les enfants de tes enfants ne seront plus, que ta civilisation aura disparue, moi, je persisterai". Vijnaar était en effet immortel. Certains jours, la lassitude le frappait.
Comme ce matin : il contemplait par la fenêtre la steppe. De l'autre coté de l'épaule rocheuse, là bas, un fleuve coulait et une civilisation fleurissait, se dit-il, voici bien mille ans. Il ne restait plus d'eux que les gigantesques figures de pierres qu'ils avaient taillé dans la roche. Ceux là avaient au moins construit quelque chose de durable.

Vijnaar se souvenait d'eux. Il avait vu les statues émerger de la roche les unes après les autres, la population croitre, les princes orgueilleux et conquérants. Il avait vu le déclin, le pillage, la ruine et la sécheresse. Et il était déjà bien vieux, à l'époque. Et il ne restait désormais que leur gigantesques statues, et les pyramides octogonales que les fous de la dix-septième dynastie avaient fait construire. C'était l'ouvrage humain qui durait depuis le plus longtemps sur la planète, puisque, depuis l'époque de sa construction, il s'était écoulé cinq milles ans. Il s'en écoulerait au moins le double avant que la plus grande pyramide commence à s'affesser, et encore bien plus avant qu'elles ne soient finalement balayées par le temps, se dit-il.

Il s'habilla, et sortit dans les rues d'Alou-amouth, la petite bourgade dont il avait fait sa terre d'élection. Sa grande silhouette maigre quelque peu sinistre était reconnue de loin par les habitants, très contents d'échapper à l'instabilité politique qui semblait immanquablement frapper
les autres endroits, grâce à leur maire immortel.

Le soleil était maintenant haut dans le ciel. À 8000 kilomètres, une cité maudite tenait captive en ses entrailles pourries quelques créatures humaine ou pseudo-humaines. Le sorcier regarda le ciel. Il psalmodia la litanie du soir, et rentra chez lui. Il se demandait ce que signifiait son rêve. Photophore avait-il réussi à attirer quelqu'un jusque dans son antre ? Qu'avait-il encore inventé ?

***

– Et c'est ainsi que nous vous avons retrouvé grâce aux empreintes de vos babouches et remonté à la surface, monseigneur.

– Et tu dis que les gardes et les esclaves se sont mutinés en même temps ?

– Oui, monseigneur. Il semble qu'au début ils se soient affrontés, mais que les soldats planifiaient de vous abandonner de toute façon. Il ne reste que cinq gardes, la moitié des chameliers, et le tiers des chameaux, Thémougeen, moi-même, et les deux savants.

– C'est une terrible nouvelle que tu m'annonce là, Onetl. Si le médecin ne m'avait pas conseillé de garder le calme, je crois bien... que je maudirais le nom de ces bâtards ! cria t'il. Oui, ces ignobles pourceaux, qui ne méritent pas la corde pour les pendre...

– Calmez vous, monseigneur.

– Tu as raison. La question, maintenant, c'est, qu'allons nous faire ?
 
 
baal_hammon
28 novembre 2009 @ 22:22
Or donc, outré par le début minable de France - Nouvelle Zélande, je décidais de raconter ma journée sur mon blog, en adoptant un style précieux, et en reprenant le système adopté la dernière fois.

Ah, le trop fugace instant où, revenant des courses, je croisais des amis. Nous bûmes quelque bières, sous la pluie et le vent. Ils partirent de leurs cotés et moi du mien.
Avant cela, j'étais passé faire les courses, donc, en sortant d'un bois dans lequel, selon mon habitude, je m'étais paumé. Pas vraiment paumé, en fait. Je me suis engagé sur un sentier qui semblait être un raccourci vers mon objectif, mais qui s'est avéré mener à une propriété privée, et donc barré par une clôture et une porte cadenassée. Peu désireux de remonter une côte boueuse et glissante, j'ai fait de mon mieux pour regagner la civilisation en descendant, mais je me suis quand même fait rattraper par quelques ronces.

Cette péripétie venait au terme d'une balade dans les bois, sous la pluie et le vent de Novembre. Les frimas rigoureux de la saison n'étaient pas des repoussoirs suffisant pour m'empêcher de traîner mon amertume, ma tristesse et ma carcasse au fond de la forêt. Seul au milieu d'une brumeuse cathédrale végétale aux arcades lovecraftienne, j'oubliais un instant les vicissitudes de mon existence.

Car j'étais triste comme je n'aurais pas cru l'être. J'avais beau m'attendre à voir ma déclaration d'amour flétrie et rejetée par celle à qui je l'avais adressée (avec beaucoup de tact, ceci dit, ce n'est pas quelqu'un de cruel), il n'avait guère été agréable de voir se réaliser cette prédiction de ma part rationnelle.

De plus, j'avais, depuis deux jours, contracté une grippe, probablement pas LA grippe, mais quand même le truc chiant, avec fièvre, toux, fatigue...

Allez, j'en ai marre de me plaindre, et vous en avez marre que je raconte ma vie, alors, allons y pour la chute, la punchline, le gag, qui vous fera rire. Vous savez ce qu'elle a dit ? Il parait que j'entretiens « toujours un climat conflictuel avec les autres ».

Ben... oui

Typhon
 
 
baal_hammon
28 novembre 2009 @ 11:02
— Bonjour Madame Gvozdadiorka, comment allez vous ?

— Docteur Podiceps, je crois que mon mari ne m'aime plus, je crois que mon mari me trompe, je crois qu'une créature a volé le coeur de mon Mari.

— Allons donc, qu'est ce qui peut bien vous faire penser ça ?

— Son air absent quand je lui ait parlé du lave vaisselle, hier soir m'a mis la puce à l'oreille. Il n'est pas venu dormir, et ce matin, il n'est pas allé travailler. Mais ce qui m'a apporté la preuve concluante, c'est qu'un énorme trou a été pratiqué dans sa cage thoracique.

Le docteur considéra un instant l'air anxieux de madame Gvozdadiorka.

— Écoutez, ma chère, je sais toute l'affection que vous me portez et je comprend que dans une telle situation vous soyez venue me demander conseil, mais je pense qu'il est préférable de laisser cette affaire à la police, qui sera plus à même de vous aider à retrouver le coeur de votre mari.

Madame Gvozdadiorka réfléchit un instant.

— Vous avez probablement raison, dit-elle.

Elle se leva et se dirigea vers la porte.

— À propos, vous serez présent à la garden party de samedi prochain chez les Dubeuf ? On dit que le grand Marbeau sera présent.

— J'y serais, répondit Podiceps.

Madame Gvozdadiorka referma la porte derrière elle et s'en fut dans la nuit. Le docteur Podiceps sourit un bref instant, puis, il éteignit la lumière et alla se coucher.
 
 
 
 

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