Bien que ça n'intéresse probablement personne, je vais lister ici les films que j'ai vu depuis un an, dans l'ordre chronologique rétrograde approximatif, assorti d'un commentaire (in)intelligent. Notez bien, je ne met pas beaucoup de détails, pour éviter de rallonger mon entrée outre mesure, et aussi par paresse, mais si vous voulez en savoir plus tout en évitant le spoiler que pourrait provoquer une recherche sur internet, je serais heureux de répondre à vos questions.
Le Samouraï
Film de Jean Pierre Melville, avec Alain Delon, 1967, FranceUn film débordant de classe, que j'ai vu pas plus tard que tout à l'heure. Alain Delon y est très bon.
Allez le voir.
Au hasard Balthazar
film de Robert Bresson, 1966, avec Anne WiazemskyJ'ai vu des gens ranger ce film au coté de
Citizen Kane, et il est vrai que ces deux films ont produit sur moi une impression similaire : ils sont tous deux impressionnants, et ils semblent tout deux au delà de mes appréciations.
Ce film a aussi pour particularité d'être le seul que je connaisse qui ait pour personnage principal un animal (l'âne Balthazar) sans sombrer dans la niaiserie et l'anthropomorphisme.
Je le recommande, mais je ne sais pas si j'aurais un jour une opinion bien définie sur ce film : c'est un cinéma très particulier, un film très implicite dans sa narration.
The Terminator
par James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger, 1984Je n'avais pas vu ce film, c'est chose faite. Le Terminator, c'est un peu un descendant du Samouraï, c'est à dire un tueur sans émotion et implacable. Je ne m'apesantirai pas plus que nécessaire sur le ridicule du plan qui consiste à envoyer Schwarzy dans le passé pour buter Sarah Conne-or, reste que ce dernier s'acquitte de sa tâche d'une manière impressionante. Le non-jeu de Conan trouve de plus une justification scénaristique très bonne. Bref, j'ai bien aimé.
Lifeforce
Un film de Tobe Hooper avec Mathilda May, 1985Bon, que rajouter à
ce qu'en disait Asp ?Peut-être le fait que le film perd un peu de son rythme sur la fin, et que certains passages sont par trop prévisibles. Mais ça ne doit pas vous dispenser de le voir.
Twin Peaks
1990-91 pour la série, 1992 pour le film. Par David Lynch et Mark Frost, avec Kyle McLachlan, Lara Flynn Boyle, Sheryl Lee, Madchen Amick, Dana Ashbrook, Michael Ontkean, Russ Tamblyn, Richard Beymer, Moira Kelly, j'en passe, et des meilleurs, comme David Lynch lui-même, et David « Fox Mulder » Duchovny en trap.
Cher Blaireauman. Je me rappelle encore notre séance de catch à propos de Mulholland Drive, et c'est donc avec plaisir que je te recommande cette série. Tu y retrouveras des éléments Lynchiens que tu ne comprendra pas, mais heureusement, le Kwisatz Haderach en personne te les expliquera (même si ça lui prend une dizaine d'épisodes). Par ailleurs, comme le fait remarquer non sans ironie l'agent Gordon Cole « Cette ville est incroyable, elle est remplie de jolies femmes ! » (c'est ironique parce que c'est lui qui est joué par David Lynch).
Signalons au passage qu'elle est aussi remplie d'acteurs talentueux. Cela n'empêche pas la série, dont le rythme de base était déjà lent, de sombrer mollement vers l'ennui au bout d'un moment (avec cependant quelques beau morceaux de bravoure, comme, j'insiste, Fox Mulder en trap, ah ah ah, j'en ris encore !), et malgré un dernier épisode de toute beauté, on voit bien pourquoi elle a été annulée.
-oOo- Passons au film : boudé par les spectateurs, qui y allaient en croyant voir un épisode de la série alors que, manque de pot, c'était un film de David Lynch. Je recommande de le voir, mais APRÈS la série, auquel il ne ressemble pas, mais qu'il spoile quand même largement. Attention cependant, ce film peut heurter la sensibilité des personnes qui s'attendent à une narration linéaire et à ce que tout soit compréhensible.
Avant de clore ce chapître, n'oublions pas de poster
ce lien(Attention, Spoilers pleins partout, c'est une analyse épisode par épisode !)Psychose
1960, Alfred Hitchcock, avec Anthony Perkins et Janet LeighQue ce soit clair : Hitchcock est un GRAND. Vous DEVEZ voir ce film.
Blue Velvet
1986, de David Lynch, avec Kyle McLachlan, Isabella Rosselini, Dennis HopperMon petit Blaireauman, tu vois que je t'ai gâté.
Blue Velvet est un film beaucoup plus explicite et clair que Mulholland Drive. Dennis Hopper est génial, les deux autres précités aussi.
Groundhog day (aka Un jour sans fin)
1993, Harold Ramis, avec Bill MurrayJ'aime bien ce film. Il réussi à être plus subtil que la plupart des films américains qui mêlent comédie et message vaguement profond.
Watchmen
2009, par Zack « 300 » Snyder, avec Jacky Earle HaleyJe n'aime pas tirer sur les ambulances. Watchmen ne m'a inspiré qu'un ennui modeste, et m'a laissé l'impression d'un film baclé avec un arrière gout de plastique. C'est facheux tout de même, cette propension à vouloir adapter tout et n'importe quoi au cinéma.
Citons quand même Rorschach, qui conserve le même charisme que dans le comic, et le comédien, qu'on ne voit pas assez. Le hibou conserve la même absence de charisme, et vogue la galère !
Bon, en fait, je dois dire que le comic de base ne m'avait pas fait une bien grande impression. Tout en étant bien supérieur au film, ça manquait déjà un peu de rythme, et puis, ben, ça m'avait frappé comme manquant un peu de sens. V pour Vendetta était nettement meilleur (le comic. L'adaptation est meilleure que le film Watchmen, mais le comic originel est à des années lumières de tout le reste)
The Shining
All Work and no play makes Jack a dull boyN'ayant pas lu le bouquin, je ne sais pas si c'est une bonne adaptation, mais j'ai bien rigolé. Kubrick était un génie, de toute façon.
Orange Mécanique
1971, Stanley Kubrick, avec Malcolm McdowellBen la, je l'ai lu, le bouquin. Cette adaptation est une trahison, comme toutes les adaptations, mais Kubrick étant, je crois l'avoir déjà dit, un génie, nous avons affaire là à un film intéressant, très bon, enfin, bon, c'est un classique, si vous ne l'avez pas vu, voyez le, c'est un ordre.
J'adore le jeu et l'accent de Malcolm McDowell, c'est vraiment le plus bel accent anglais que j'aie entendu.
The Evil Dead
1982, Sam Raimi, avec Bruce CampbellCe film est la quintessence du film d'horreur à petit budget. Oubliez les bouses style Porc-Anormal-Active-été, Evil Dead est tout simplement parfait. Rien de trop, rien ne manque. Les acteurs sont justes, l'ambiance est parfaite... Excellent. (Je n'ai toujours pas regardé le deux, d'ailleurs, depuis le temps)
The Dark Knight
2008, Christopher Nolan, avec Heath LedgerPour ceux qui n'auraient pas envie de se taper
mon avis complet, je rappelle juste les points essentiels :
Le seul aspect intéressant du film, c'est le Joker, du coup, quand il n'est pas là, on se fait chier.
Sin City
2005, Robert Rodriguez, avec Mickey Rourke, Bruce Willis, Alexis Bledel, Michael Madsen, etc...Film adapté d'un comic que je n'ai pas lu, et qui m'a frappé comme étant à la fois rempli de sexe et de violence à un point outrancier et caricatural, et visuellement très bien fait. En dehors du segment The Big Fat Kill, que j'ai trouvé un peu faible (malgré les yeux bleus de la jolie Alexis Bledel, y sont con les amerloques, y donnent des noms de garçon aux filles). Un bon film, qui assume complètement sa crétinerie, et qui contient quelques vrais morceaux de cannibales.
Le projet Blair Witch
Boo !J'ai honte de le dire en y repensant, mais ce film m'a fait peur.
Vengeance
2009, un film de Johnny To, avec Jean-Philippe SmetUn film réalisé dans le style très particulier de Johnny To. En dehors de quelques scènes bizarres dues à l'interaction entre un réalisateur ne parlant que le mandarin et le cantonais et un acteur ayant un peu de mal avec l'anglais (in B4 esperanto), le film est bon. L'air hagard de Smet et son jeu un peu bizarre, inégal, ont une justification scénaristique, et le film est tout à fait digne d'attention, quoique ce ne soit pas le meilleur de Johnny To.
Mad Detective
2007, Johnny To, avec Lau Ching-WanTrès bon film. Je le recommande vivement.
Inglourious Basterds
2009, Quentin Tarantino, avec Christoph Waltz, Brad PittBon film, bien écrit, bien fichu. Je ne sais pas trop pourquoi il fallait absolument que ça se passe en france occupée plutôt qu'en sibérie, vu que c'est très peu exploité, mais sinon, rien à dire. That's a
BINGO !Ah si, quand meme, vous avez remarqué comme le film montre les américains comme des gros bourrins incultes qui ne savent pas parler les langues étrangères (in b4 etc...) et comme le seul personnage civilisé, sympathique, jovial, cultivé, c'est le SS ?
Bon, j'en rajouterais peut-être un peu demain.
Typhon