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Typhon Baal Hammon
26 octobre 2016 @ 19:56
Et Le Créateur Fou est une nouvelle fois gagnant, par forfait de tous les autres participants potentiels (à moins qu'ils n'aient omis de me signaler leur participation).

Il a donc trois jours pour le sujet d'Ogma LXVI. (Encore six-cent éditions et on aura un nombre vraiment intéressant, ou possiblement la fin du monde)

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
14 octobre 2016 @ 02:52
Ce qui m'a frappé à la lecture du second roman de Raymond Radiguet, Le Bal du Comte d'Orgel (Je viens de le finir), c'est combien l'accent y est mis sur l'incompréhension mutuelle des protagonistes les uns à l'égard des autres.

À mon avis, loin d'être un élément propre au milieu décrit, les nobles mondains des années folles, l'espèce de malentendu perpétuel entres amis, mari et femmes, parents et enfants, que la narration s'attache à décrire dans les détails les plus extrêmes, est entièrement réaliste et, selon moi, correspond manifestement à la réalité de toutes les relations sociales.

Et du coup oui, on dirait un pastiche de la Princesse de Clèves.




Typhon
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Typhon Baal Hammon
03 octobre 2016 @ 10:56




Et le sujet de l'édition numéro LXV m'a été communiqué par Panjidrama :

Thème : Où l'on apprend ce qu'il est réellement advenu de Marylin, John, Elvis et les autres.

Contrainte : insérer d'une manière ou d'une autre un authentique extrait de presse quotidienne régionale : Manchette, entrefilet, extrait de carnet, etc...




Voilà, il y a donc trois semaines pour contribuer à Ogma LXV. Ce coup-ci je vais essayer que ce soit bien trois semaines et pas cinq.

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
02 octobre 2016 @ 22:32
ogma-druer.jpg


Bien, le vote est maintenant terminé. Merci à tout les participants et à tout ceux qui ont voté et félicitations à Panjidrama qui remporte haut la main Ogma LXIV.

Il doit donc me communiquer d'ici trois jour le sujet d'Ogma LXV.

En attendant son sujet, voici un peu de musique pour patienter :








Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
26 septembre 2016 @ 16:25
J'écris cette entrée suite à deux-trois demandes d'explications apparues sur Twitter par des gens qui me demandent ce qu'est Tétynons Ogma quand j'essaie de faire de lui faire de la retape.

Je pourrais leur dire de lire les légendes contradictoires sur son origine, la vaste littérature sur le sujet, et la longue tradition juridique (obsolète) sur le sujet, mais à vrai dire, je pourrais difficilement blâmer qui que ce soit d'avoir la flemme de quoi que ce soit, vu mon propre track record en la matière (hem hem...). Voici donc des explications rapides pour les gens pressés :

Qu'est-ce que Tétynons Ogma ?



C'est un concours d'écriture tenu idéalement tout les mois, qui consiste à écrire un texte répondant aux critères énoncés par un sujet.
Un sujet comprend en théorie un thème (de quoi on va parler) et une contrainte (comment on va en parler). Par exemple, un sujet pourrait avoir comme thème "racontez-vos vacances" et comme contrainte "vous écrirez en vers néo-alexandrins".

Le thème, la contrainte ou les deux peuvent être libres, ou au contraire arbitrairement compliqué (mais en pratique il vaut mieux éviter de faire fuir les participants potentiels).

Comment participer ?



Une fois le sujet publié sur ce blog, tout ceux qui le désirent ont une durée limitée (actuellement trois semaines, en théorie) pour écrire une participation et doivent me signaler son existence, soit en m'envoyant un lien, soit en me l'envoyant directement pour que je la publie ici.

Qui détermine le gagnant ?



Une fois la durée de participation terminée, le vainqueur est déterminé au moyen d'un vote. Le vote se fait sous un billet de ce blog prévu à cet effet, et n'importe qui peut voter pour l'un des participants, excepté soi-même. Le scrutin dure en général trois jours (celui en cours actuellement dure sept jours pour pallier divers problèmes d'organisation de ma part).

Qu'est-ce qu'on gagne ?



On gagne le mirifique honneur de décider du sujet de l'édition suivante, honneur qu'on peut éventuellement déléguer à la personne de son choix. NB : Normalement, l'inventeur d'un sujet est tenu d'y participer. Sinon, c'est pas bien.

Pourquoi ce nom de Tétynons Ogma ?



Ogma est le dieu celte de l'éloquence, traditionnellement représenté avec des fils partant de sa bouche et parvenant aux oreilles de gens prisonniers du pouvoir de sa parole, car j'ai parfois des élans celtisants.

Tétynons est en hommage à Grouïn des Tétynes, auteur de Kalon, et du blog Une Tétine dans le Coeur, car c'est quand ses lecteurs réguliers ont commencé à tenir des blogs eux-mêmes et à devenir les fameux "compagnons de la Tétyne" que Tétynons Ogma est né, il y a plus de sept ans.

Pourquoi c'est à ce point le bordel ?



Il fut un temps où je gérais le concours avec une certaine psychorigidité, comme la lecture des vieilles règles peut le montrer. J'étais jeune et con. Maintenant je suis moins jeune, j'en ai un peu ras le bol des deadlines dans ma vie en général, donc je fais tout de plus en plus à la louche.

Il est possible que dans un futur pas si lointain je revienne à une plus grande rigueur vis à vis des durées de participation.




Voilà, je pense que j'ai couvert l'essentiel, j'espère que c'est clair. Je rappelle que vous pouvez voter pour élire le gagnant de la 64e édition, et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser en commentaires.

La version trois des règles devrait voir le jour un de ces quatre.

Typhon
 
 
 
Typhon Baal Hammon
25 septembre 2016 @ 20:56
La 64e édition de Tétynons Ogma est maintenant close. Ça fait même un paquet de temps qu'elle devrait l'être, je sais, c'est vraiment pas sérieux. Mais à ma décharge, ce coup-ci, j'ai une bonne excuse, qui est que mon ordinateur est pété et que j'ai passé dix jours sans internet, à part un peu sur mon portable (une vraie plaie mais j'en parlerai peut-être ailleurs).

Quoi qu'il en soit il y a eu trois participations à cette édition :



Je vous laisse une semaine pour voter, le temps de régler mes divers autres problèmes.

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
06 septembre 2016 @ 01:09
Rêve du lundi 4 juillet 2016 au matin.

J'ai rêvé que j'allais en colonie de vacance en Antarctique.
En arrivant les locaux étaient très spartiates et assez moches, comme de coutume.
Les responsables avaient pas l'air très responsables, il se passait des choses bizarres, aller aux toilettes était tout un problème
(les vasques de salle de bain étaient des espèces de pyramides en plastique renversées, c'était très curieux).

Je me souviens d'une langue de terre glacée avec un panneau indiquant dans quel sens on pouvait entrer ou sortir. Elle posait des problèmes à un Wookiee qui finissait par passer en croisant les jambes.

Il a fallu évacuer la base pour je ne sais plus quel problème, je me souviens avoir râlé intérieurement contre l'organisation.

Et c'est en sortant que le rêve était intéressant car nous nous sommes retrouvé sur un gros contrefort de glace, et en face de nous, une vallée magnifique.
Même dans le rêve, j'ai remarqué qu'elle ressemblait plus à l'Alaska qu'à l'Antarctique car il y avait en contrebas de nous des grands arbres verts, feuillus, qui nous cachaient le fond de la vallée.

Au milieu de la vallée, trônant incliné contre le décors, un gigantesque paquebot dépassait par dessus les frondaisons en face de nous, incliné comme s'il était en train de couler à pic, mais immobile comme si le fond de la vallée était en fait un fjord pris dans la glace. Derrière lui, l'autre côté de la vallée était de montagnes massives et escarpées, recouvertes de neiges éternelles, qu'illuminait depuis ma gauche le soleil de la fin d'après-midi.

Le décors était d'une beauté renversante et j'en ai interrompu la contemplation pour aller remonter dans la neige chercher mon appareil photo dans mon sac. Je me suis demandé pourquoi j'arrêtais de regarder la beauté parfaite du paysage et je me suis dit intérieurement qu'il y a des instants d'une telle perfection qu'on a besoin de garder une preuve qu'on les a vraiment vécus.

Le temps de monter et de redescendre, le temps s'est naturellement couvert.

Un brouillard illuminé des feux rôsatres du coucher du soleil a tout enveloppé, à commencer par les cimes des montagnes de l'autre côté, et je n'avais plus rien à prendre en photo.

Et dans cette obscurité de volute qui a commencé à m'enserrer, j'ai entendu un bruit bien plus abominable que celui de n'importe quelle corne de brume : la vibration d'un réveil que j'avais oublié de désactiver.





J'avais noté ce rêve au réveil, voici deux mois, mais je ne l'avais pas encore mis sur mon blog.

Typhon
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Typhon Baal Hammon
04 septembre 2016 @ 15:41
Cet été, je suis parti en vacances dans une campagne reculée.



Et le soir, j'ai fait un truc que j'avais jamais beaucoup fait jusqu'ici, j'ai eu l'occasion de regarder un ciel nocturne vraiment dégagé, et en particulier la Voie Lactée, que j'avais jamais vu comme ça, d'aussi loin que je me souvienne. J'ai également vu Mars, qui est particulièrement brillante en ce moment j'ai l'impression. En tout cas, elle est clairement rouge.

Du coup je me suis remis à m'intéresser à l'espace. De base, comme beaucoup de gens, je n'ai tout simplement plus l'habitude de regarder le ciel nocturne, et encore moins d'y voir des milliers d'étoiles et de les reconnaître. Je ne sais pas combien d'entre vous sont capables de repérer de chique la Petite Ourse dans le ciel, ou Cassiopée et la galaxie d'Andromède, ni à quelle fréquence vous mettez vos talents en pratique, mais ça fait clairement partie de ces occupations ancestrales que nous avons progressivement perdu avec l'arrivée de la modernité.

Après avoir révisé un peu mes constellations, j'en suis venu à lire des trucs sur l'univers et il se trouve que l'univers est un endroit assez compliqué.

Pour commencer, on ne sait pas trop si l'univers est fini ou infini. On a beau être capables d'en observer une sphère (?) de 91 milliards d'années-lumières de diamètre, on ne sait pas si ça continue au-delà et jusqu'où.

Il y a des gens qui postulent que l'univers est plus petit que l'univers observable et qu'il est replié sur lui-même, ce qui voudrait dire que certaines galaxies distantes sont en réalité des galaxies plus proches vues sous un autre angle, ce qui voudrait dire qu'on pourrait chercher la Voie Lactée parmi les galaxies distantes et la voir telle qu'elle était y a X milliards d'années.
J'aime bien cette hypothèse parce qu'elle a le mérite d'être vaguement vérifiable, contrairement à la suivante : on peut aussi postuler que l'univers est infini. Dans ce cas là, il me semble logique de penser que par le simple hasard des combinaisons d'atomes, notre univers observable doit se répliquer à l'identique, une infinité de fois (ainsi que des tonnes de variantes), mais pour le coup ça paraît totalement invérifiable et complètement spéculatif.

Dans le même ordre d'idée, les explications de Wikipédia sur le futur distant de l'univers paraissent totalement folles. J'aime beaucoup la durée annoncée avant l'arrivée d'un nouveau Big Bang, mais il semble qu'avant ça, on doive passer par des phases assez morne où l'univers est un vide sombre et inintéressant (un peu comme le cerveau de nos hommes politiques mais en plus grand), ce qu'il est convenu d'appeler "mort thermique de l'univers".

Ce concept est brandi un peu à tort et à travers dans les milieu abreuvés de pop-science qui constituent une bonne part des gens que je lis sur internet.

Cette idée que les lois de la thermodynamique entraînent inévitablement un univers froid et mort où même les trous noirs se sont dissipés par la radiation de Hawking connaît un succès, non seulement parmi mes écrivains préférés d'internet, mes écrivains préférés tout court, mais aussi dans des séries d'animation japonaises où des Magical Girls de 14 ans combattent le mal. (Je recommande sans réserves, ça dure 12 épisodes, c'est visuellement très bien fait, ça mérite le détour).

C'est marrant que ce concept ait autant de succès alors qu'il paraît au fond un peu abstrus (Je ne sais pas si quelqu'un a répondu aux critiques de Max Planck), et je ne suis pas sûr que les gens qui le manient le comprennent toujours mieux que moi, qui ne prétends pas en avoir une compréhension profonde.






Et c'est intéressant de voir que ce concept mobilise plus qu'un quelconque autre concept physique abstrus du futur lointain (la désintégration des protons ? La mort des étoiles ? Le big rip ?).

Comme si c'était la seule menace qui pesait sur l'humanité.

Mine de rien, on n'a aucune garantie de survivre jusque-là.












Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
19 août 2016 @ 00:52
Voici le sujet d'Ogma LXIV, tel que communiqué par Lays Farra :


Thème : Des Nécromanciens cherchent le dernier locuteur d'une langue autrement morte. Pourquoi ?

Contrainte : Au moins une scène doit se produire dans l'Espace.




Voilà, vous avez trois semaines à compter d'aujourd'hui. Je vais essayer de faire un peu plus de retape pour inciter des gens à participer.

Il faudra également que je récrive les règles un de ces quatre. Je suis comme d'habitude tout ouïe pour des suggestions.

Typhon
 
 
Typhon Baal Hammon
18 août 2016 @ 18:42
Il est de Retour, en allemand Er ist Wieder Da est un roman de Timur Vermes paru en 2012 et qui relate les aventures de Hitler, qui se réveille un matin sur un terrain vague de Berlin sans trop savoir lui-même ce qu'il était devenu depuis avril 1945.

Le narrateur du roman est Hitler lui-même. Au départ il est perdu dans l'Allemagne de 2010, où personne ne le reconnait de prime abord et où ceux qui le reconnaissent sont persuadés d'avoir affaire à un humoriste utilisant le method acting (Même les membres du parti d'extrême-droite ne réalisent pas que c'est le vrai).
Par ce biais, Hitler réussi rapidement à trouver des gens qui veulent le faire passer à la télé et il ne tarde pas à y faire un carton.

Bien plus que le très peu inspiré Le Retour du Général de Duteurtre, ou encore le ridicule La Part de l'Autre du gluant EE Schmitt (résumé du roman : "Ah la la, si Hitler avait fait une psychanalyse et un peu plus tiré son coup, il n'aurait pas été Hitler" ), Il est de Retour est un livre qui mérite à mon avis d'être lu, au moins une fois.

Sans être de grande littérature, le quiproquo permanent entre Hitler et les gens autour de lui est très amusant et les situations sont plutôt bien menées. L'idée centrale de la satire, que personne ne reconnaîtrait Hitler pour ce qu'il est, même s'il se ressemblait comme deux goutte d'eau, est assez mordante et plutôt bien pensée à mon avis.

Néanmoins, y a quand même deux reproches à adresser à ce livre. À mon avis le premier est qu'il se finit trop tôt. Je ne veux pas simplement dire que je l'ai apprécié suffisamment pour l'avoir souhaité plus long, mais surtout que la logique interne du livre, à mon avis, où Hitler se réveille soudain dans Berlin, clochard, et où petit à petit il se fait remarquer pour finalement se lancer en politique, exige que le livre se finisse sur sa reprise du pouvoir.

Le deuxième reproche, c'est que, pour un livre sur Hitler, il évoque finalement très peu son antisémitisme. Quand le sujet est abordé Hitler s'en tire par une pirouette, et je pense qu'on peut dire que c'est un grave défaut.
Peut-être que l'auteur a estimé que ça aurait été aller trop loin dans l'humour noir, mais ça me paraît assez déplacé dans ce cas de faire un livre humoristique sur Hitler. À ce niveau là aussi, il faut aller au bout de sa logique.

Si ça l'embêtait d'aller sur ce terrain il avait qu'à faire un livre sur Napoléon à la place.

Néanmoins, je le répète, c'est assez drôle et plutôt bien vu.




Ce roman contredit, ou, plus exactement, nuance une idée décrite dans The influenza of Evil par Scott Alexander :

«Neo-Nazis cannot be called “successful” in any sense of the word. Their PR problem isn’t just that they’re horrible – a lot of groups are horrible and do much better than neo-Nazis. Their PR problem is that they’re horrible in exactly the way that our culture formed memetic antibodies against. »

Le truc c'est que quand on crée un tabou, on lui donne de la force symbolique. Les "anticorps mimétiques hyperactifs" dont parle Scott Alexander constituent un puissant levier à la disposition de gens qui souhaitent choquer au maximum.

Et plus vous allez mettre en avant cette réaction, plus les gens qui vous haïssent vous provoqueront pour vous énerver.