Ben, je viens de relire mes trois premiers chapitres d'In the Desert... C'est pas glorieux, franchement. Ils n'ont aucune cohérence interne, sautent du coq à l'âne en plein milieu... Aïe aïe... Franchement, on ne peut pas dire que j'en sois satisfait. En plus, ça n'a aucune originalité. Affligeant, franchement.
Meine Damen und Herren : Heute Abend, In der Wüste Chapitre IV : Les ruines d'Aqfir
Toute la caravane retint son souffle lorsqu'apparurent les majestueuse colonnes de l'antique ruine qui avait été jadis l'entrée ouest de la ville d'Aqfir.
Tous connaissaient au moins le nom de cette ville, et son aura sinistre, mais un jeune apprenti chamelier jugea utile de demander au contremaitre Thémoujeen des explications supplémentaires.
- Bien des siècles auparavant, la cité d'Aqfir était une plaque tournante du commerce transcontinental, et un port sur la mer intérieure. Mais, disent les écrits, un tremblement de terre changea dramatiquement le cours du fleuve qui passe à travers notre cité désormais, de sorte que le commerce fluvial ne fut plus possible. La mer commença à s'assécher et le désert à s'étendre. Aqfir s'appauvrit, et ses habitants commencèrent à migrer vers la fraîcheur des montagnes, à l'ouest. Une épidémie de peste paracheva sa destruction. Le royaume d'Aqef, qui tenait tout le pourtour de la mer ne survécut pas plus à l'assèchement que sa capitale. Depuis, cette triste histoire a traversé les siècles comme un avertissement à l'usage de ceux qui ne suivent pas les commandements des dieux. Le peuple d'Aqfir était impie, licencieux, c'est pourquoi Qaz, le dieu souterrain (tout le monde, en entendant le nom de la puissante divinité, fit le signe rituel : mettre son point droit contre sa joue et brandir l'index, le majeur et l'annulaire de la gauche, ce qui n'est pas plus stupide de que de se dessiner une croix sur le torse) a provoqué ce tremblement de terre, et que Pohjik, dieu du sud, leur a envoyé la peste.
- Mais les Aqfirites vivaient avant la Grande Révélation de Vinsou, dit le jeune apprenti (que j'appellerai désormais Lük), comment auraient ils pu aller dans le droit chemin ?
- Certes, certes. On dit qu'ils étaient monothéistes et vénéraient un dieu appelé Gurkob. Néanmoins, les dieux leur ont accordé une seconde chance puisque le tremblement de terre a fait peu de victimes, et que la plupart d'entre eux ont eu le temps de partir d'Aqfir avant le Grand cataclysme.
- De quoi ?
- J'allais t'en parler avant que tu ne m'interrompes. Or donc, au stade où Aqfir en était rendue, rien n'aurait pu lui rendre sa splendeur passée
1. La population était pauvre, isolée, et parvenait mal à se remettre de l'épidémie. Plusieurs famine se déclarèrent, car, inexorablement, la mer s'éloignait, et le désert se rapprochait. Les habitants devinrent des pillards, et luttèrent à armes égales avec les Kortat, les ancêtres des Kolpezkolpe qui nous ont attaqués il y'a quelque semaines. Un chef émergea de la tourbe, et il mit ce qu'il restait de population au pas. Ce n'était pas un natif de la cité, mais un immigrant de l'est, dont les motifs sont restés inconnus. Il disait vouloir rendre à Aqfir toute sa gloire dont les plus vieux pouvaient encore se souvenir. Il plia les gens à sa volonté, les organisa selon ses plans, et la bande de pillards qu'ils étaient devenus se métamorphosa rapidement en armée, efficace, et parfaitement disciplinée. Ils firent des raids à travers le désert et ramenaient des esclaves à la cité, qui servaient de main d'oeuvre pour fortifier la cité et permettaient de la repeupler. Le projet n'arriva cependant jamais à son terme, car un matin, toute la population disparut brusquement. Il est dit que les esprits des fondateurs de la ville les ont emmenés en enfer pour se repaitre de leurs âmes.
Cependant, la caravane progressait dans les ruines majestueuses, et on pouvait voir très nettement la différence entre les monuments anciens, certains portant hautainement leurs trente cinq siècles d'existence, et d'autres, construits dans une pierre plus sombre et d'aspect plus unis, datés de l'époque du dernier tyran, soit sept siècles. Les hommes tremblaient dans le crépuscules, en passant devant les deux griffons de pierre gigantesque, qui gardaient le palais royal. Au loin, dans le crépuscule, se découpait la silhouette de la fortification inachevée
- Depuis, il est dit que la cité est maudite. Même les pillards, après y avoir consciencieusement volé toutes les richesses de l'ancien royaume et s'être servi des souterrains de la ville pour entreposer leurs richesses et se cacher, même eux ont fini par l'éviter. Il est dit que son influence est délétère, et qu'elle attire à elle les voyageurs pour mieux les dévorer. Un nombre inimaginable d'histoires abominables et tragiques sont sensé s'être déroulé ici, mais même la simple vérité que je t'ai raconté est suffisamment effrayante. Même les esprits endurcis frissonnent à l'idée de dormir ici, je pense que c'est à cause du décor : regarde autour de nous, ces maisons à demi détruites, ces statues, ces lintaux et ses colonnades à moitié détruites. Et l'écho aussi est très particulier : AH, cria t'il.
"aH Ah Ahah " répondit l'écho. Puis, l'écho continua "Le SEIGneUr ERTZmahRTBOUm ordoNNE une HalTE"
En effet, ce dernier était fatigué et pensait que joindre l'utile à l'agréable en se reposant quelque jour au milieu de trésors archéologique pour les étudier un peu serait une bonne idée. Son caractère de bourrique lui faisait insulter tout les gens qui pensaient que passer la nuit dans une cité maudite était une mauvaise idée :
-Taisez vous, pauvre blatte. Demain, vous m'aiderez à faire une excursion dans la nécropole, afin de trouver la tombe de Zounbahzter III, le fumeur de Xerhanthe.
- La n... La nécropole ? Mais v, vous n'avez pas... peur que ce soit un peu dangereux ?
- Les morts, ce n'est pas dangereux. Nous sommes tous de futurs morts. De toute façon, c'est un ordre.
- Bien, monseigneur.
Les soldats et les esclaves mirent un campement en place, en grognant. L'exaspération semblait avoir atteint son comble.
1- "Antan", ça veut dire "l'an passé"...
Chapitre V : la nuit dans la cité maudite
La nuit tomba. La cité, silencieuse jusqu'alors, commença à fourmiller de petits bruits, causés par les déplacements de petites bestioles du désert.
Lük ne dormait pas. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à l'histoire, pourtant narrée de façon bien plate par Thémougeen, de la ville. Soudain, la lune se leva. Les pierres ternes se mirent à briller de façon intense, et Lük vit que les maisons en ruines qu'il avait aperçu dans la journée était à présent debout. Il s'habilla et descendit dans les rues. Plus il regardait chaque brique, chaque petit pignon, chaque colonne, plus il avait l'impression d'être face au cadavre d'un bête autrefois bien vivante. Mais était elle vraiment morte ?
Tandis qu'il était plongé dans ses métaphores, il ne regardait pas où il allait, de sortes qu'une pierre instables lui fit tomber dans un puit. Hurlant de peur, il se raccrocha à une brique qui dépassait de la paroi. Mal lui en pris. Elle était entièrement descellée, et lui tomba sur la tête alors qu'il tombait vers les ténèbres.
Ertzmahrtboum rêvait :
- Qui êtes vous ? Et qu'est que cette manie grotesque de se nouer une bande de tissu autour du coup ?
- Je suis Photophore. Je vais te donner une information. Mais tu devra me donner aussi quelque chose en échange. Vois-tu, mon crâne orne de façon grotesque ta litière. Rend le moi
-Après cette façon ignoble de me tourner en ridicule, crois-tu vraiment que je te laisserai si facilement le récupérer ? Tu dois être bien sur de toi pour me faire une demande de ce genre.
- C'est que mon information n'est pas de celle que vous pourriez obtenir chez qui que ce soit d'autre. Voyez vous, je connais le but de votre quête. Vous désirez rencontrer Vijnaar le sorcier. Or, Vijnaar se trouve actuellement dans cette cité. Dans les souterrains de la ville.
- Et c'est cette information que tu voulais échanger contre le crâne, mais comme tu as été assez bon pour la donner gratuitement, tu n'aura rien.
-Minute, Ertzmahrtboum. Je me moque bien que vous sachiez que Vijnaar est dans ce labyrinthe, car, si je ne vous guide pas, vous ne réussirez jamais à le trouver, et les goules vous dévoreront.
-Les goules n'existent pas !
- Hun, hun, hun. Quoiqu'il en soit, vous aurez besoin que je vous guide.
-Soit.
Ertzmahrboum se réveilla en sursauts. Quel rêve stupide ! Il regarda à sa droite, le crâne du petit vieux. Et constata avec horreur que les orbites émettaient un rougeoiement phosphorescent.
- Viens, suit le chemin que je t'indique, lui murmura une voix. Prend le crâne, et emmène le garde avec toi, pour assurer ta protection
À ce moment, Ertzmahrtboum constata que le dit garde, qui était censé le protéger durant son sommeil, était une nouvelle recrue et s'était endormie. Normalement, son poste n'aurait du être confié qu'à un homme d'élite, aguerri et pas à ce jeune blanc-bec, pensa-t-il sombrement. Ou va-t-on, si même les plus grands honneurs sont galvaudés ? Il décida de partir seul.
Onetl se réveilla.
-AAAAH, DES ARAIGNÉES, DES CENTAINES, DES MILLIONS D'ARAIGNÉES... Hum.
Regardant la position de la lune, il s'aperçut qu'il était trois heures du matin. Il s'aperçut également qu'il était seul, au milieu des ruines d'une cité maudite. Onetl avait déjà fait des crise de somnanbulisme, mais il lui semblait avoir couru dans son sommeil pendant au moins deux heures. En tout cas, il semblait plus sportif endormi que réveillé.
Prenant conscience de la situation, il commença à trembler de tout ses membres. Il cherchait à s'orienter, mais cela semblait un exercice futile.
Lük se réveilla. Apparemment, les dieux l'avaient protégé, puisqu'il avait fait une chute de 50 mètres sans aucun dommage. Par contre, il n'y voyait rien, et était trempé jusqu'aux os.
Ce n'est qu'en entendant le bruit d'os brisés par des pas qu'il compris qu'il était assis sur un charnier, où un prédateur l'avait probablement trainé, après qu'il soit tombé dans l'eau. Se saisissant d'un tibia, il frappa les deux yeux jaunes qui s'approchaient de lui. Puis, il tenta de fuir mais, trouver une sortie tout en évitant la bestiole ne serait pas facile.
Ertzmahrtboum suivit docilement les instructions du crâne, descendant à son tour dans les profondeurs souterraines de la ville. À la différence du jeunot, il ne se trouvait cependant plus dans les égoûts, mais dans les catacombes (les deux étaient interconnectés, mais ne puaient pas de la même manière). Le crâne se remit à parler :
- Nous sommes arrivés : le sanctuaire inachevé de Photophore.
Ertzmahrtboum regarda avec admiration l'entrée taillée dans la roche de ce qui aurait du être l'ultime demeure d'un grand souverain. Il admira le travail des sculpteurs, la finesse des détails dans les bas-reliefs représentant la vie du défunt, les dorures, les marbres splendides... Puis, il se rappela deux faits qui l'empéchèrent de se concentrer plus avant sur les merveilles de l'art antique :
Premièrement, il avait recouvré la vue. Dès son réveil, en fait. Et il ne s'en apercevait que maintenant, au coeur des catacombes. Deuxièmement, il n'y avait pas d'autre source de lumière que le faible rougeoiement émis par les orbites du crâne, et cela ne l'empêchait pas de distinguer des détails comme en plein jour.